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04/09/201205:04

Xerfi Canal a reçu Franck Barnu, journaliste indépendant et consultant dans le domaine de l'innovation et des technologies

Cité par Business Week, Michael Chui analyste de Mac Kinsey disait récemment : « le potentiel de cette technologie est si immense qu’il est impossible d’estimer la valeur du marché correspondant. » Le World Economic Forum pour sa part l’a mise en tête des 10 technologies émergentes les plus prometteuses. 

La technologie en question ce sont les Big Data. Big Data, c’est le nom donné aux technologies permettant d’exploiter et de donner un sens pertinent aux fantastiques masses de données disponibles, notamment sur Internet. Hier on appelait cela « data mining ». Le nom a changé car disent les afficionados du Big data : « more is different ». Les volumes mis en jeu, ainsi que le traitement en temps réel, impliquent la mise en œuvre de technologies entièrement nouvelles. De multiples start-up s’y sont attelées, en particulier dans l’inévitable Silicon Valley. Elles proposent déjà des outils performants pour exploiter des masses de données.

Les promesses de ce nouvel Eldorado informatique n’ont pas échappé aux grands acteurs américains. IBM, déjà leader du domaine, vient d’investir 100 M$ supplémentaire dans la R&D sur le sujet. L’état américain a récemment débloqué 200 M$ pour la R&D sur les Big Data. Mieux, General Electric va ouvrir le mois prochain un centre de recherche de 400 personnes entièrement consacré au sujet. Investissement : un milliard de dollars !

Pourquoi cet intérêt ? Parce que les technologies du Big Data changent complètement la donne en matière de traitement des données. Hier les données étaient rares et coûteuses à traiter. Désormais elles sont hyper abondantes et, surtout, leur traitement devient rapide et peu coûteux. Tout change. Il n’y pas plus de limites à l’exploitation des données. Tout est permis.

Les applications type des Big Data sont aujourd’hui celles que fournit Facebook ou Amazon. Exploiter les colossales quantités d’information fournies par leurs centaines de millions d’utilisateurs pour par exemple cibler la publicité ou fournir aux utilisateurs des recommandations personnalisées. 

Cette utilisation marketing dont toute grande entreprise peut profiter à son niveau est aujourd’hui la plus évidente. Mais ce n’est qu’un aspect de l’affaire. Si General Electric s’y intéresse c’est pour soutenir son activité industrielle. Par exemple pour, à partir des données récupérées sur le fonctionnement de ses moteurs d’avion, fournir des recommandations aux utilisateurs pour l’aide à la maintenance. IBM, lui, aide notamment les compagnies pétrolières à mieux exploiter les puits de pétrole à partir de données recueillies.

Le plus important, toutefois n’est pas là. Les phénoménales capacités de traitement désormais disponibles ouvrent  en réalité la voie une multitude d’autres applications potentielles. Elles sont à peine envisageables aujourd’hui. Mais tous les spécialistes s’attendent à voir des myriades start-up  se développer pour bâtir de telles applications à partir de l’exploitation intelligentes des données. Un exemple ?  Cette start-up israélienne qui, à partir de données recueillies sur les téléphones mobiles des automobilistes, fournit des indications précises sur les bouchons routiers en temps réel.

Question : la France peut-elle se faire une place dans le secteur ? Henri Verdier, responsable de Cap Digital et spécialiste du sujet souligne nos atouts : le formidable niveau de nos mathématiciens, les qualités reconnue de nos designers (nécessaires pour bâtir des applications faciles à utiliser) ainsi que celles de nos informaticiens. Une belle poignée de start-up françaises, dont mfg labs, celle fondée  par Henri Verdier, témoigne de cette vitalité. 

C’est bien. Mais face aux investissements massifs des entreprises telles que GE ou IBM, on se sent toutefois peu démuni. Pourra-t-on suivre le mouvement ? Il y a bien un appel à projet concernant les Big Data. Il a été lancé le 4 mai dernier dans le cadre des investissements d’avenir. Mais que pèsent ses 25 millions d’euros ?  Et dernière question, y a-t-il une entreprise française prête comme GE à investir massivement sur le sujet ?

Franck Barnu, Big Data : le nouvel eldorado, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Marketing

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