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Les accusations contre les managers toxiques se multiplient, et il est temps de reconsidérer ce que signifie vraiment ce type d’accusation, voire de vérifier s’il ne s‘agit pas dans de nombreux cas d’un mauvais procès, dans l’air du temps.


Beaucoup s’interrogent en effet. Mon manager est-il vraiment un pervers narcissique ? Ou un être toxique ? Qui se lève tous les matins en se demandant comment il va pouvoir maltraiter ses collaborateurs ?


On pourrait le croire quand on regarde les requêtes Google qui commence par «  Mon manager est … » et qui continue avec : toxique, méchant, pervers, manipulateur…


Certes, ce n’est pas très neuf. Le patron est de toute époque un mal aimé, à la fois admiré, redouté et détesté.


Ce qui est nouveau depuis 2020 et le grand confinement, ce sont les injonctions auxquels est soumis le manager.


Il n’y pas une journée sans qu’il n’entende qu’il doit être bienveillant, empathique, à l’écoute…


La pression est forte et toujours présente, alors qu’il doit en même temps « faire tourner la boutique », c’est-à-dire assurer le quotidien et bien sûr performer, et embarquer ses équipes ! La sociologue Marie-Anne Dujarier parle même de « surhumanisation des managers ». Or, les managers n’ont pas vocation à être des héros, ou des héroïnes ! Ils sont fatigués comme le montre la progression de l’absentéisme pour risques psycho sociaux depuis quelques années chez les cadres.


Les managers toxiques ou pervers narcissiques sont rares ! En revanche, les managers qui ne savent pas faire leur métier de manager sont nombreux. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas été formés. Ils sont « lost in management » comme l’affirmait François Dupuy.


Ont-ils même conscience que le management est un vrai métier, avec des compétences spécifiques et une exigence de disponibilité ?


Or, quand on ne sait pas faire, on peut être tenté par l’évitement.


Concrètement, ce sont des managers qui n’osent pas affronter les revendications, qui ont peur de prendre la parole en public, qui ne savent pas dire non, qui s’enferment dans leur bureau pour ne pas affronter les regards et les interpellations.
Ce sont aussi des managers maladroits, qui ont du mal à gérer leurs émotions et se mettent en colère, qui rappellent leur statut de « chef » par des petites phrases méprisantes. Des managers qui ne savent pas décider et laissent leurs équipes dans l’expectative ou l’ambiguïté.


Les explications de ces défaillances ? Elles tiennent à deux faits :


- Le management est encore la voie royale de la promotion dans le monde du travail et ceux ou celles qui veulent progresser doivent l’emprunte.
- On continue à confier les clés du management aux meilleurs experts ! or, le meilleur vendeur ne fait pas forcément un bon chef des ventes, le meilleur ingénieur n’est pas automatiquement un bon directeur de laboratoire, comme le meilleur buteur au football n’a pas toujours les qualités requises pour être coach.


Tant que cette situation perdurera, le jeu sera triplement perdant : pour le manager, ses collaborateurs et l’entreprise.


La voie à suivre ? Prendre conscience des exigences du management, former les managers à leurs nouvelles compétences, permettre des alternances entre management et expertise tout au long de la carrière.


Ni le diagnostic, ni les remédiations ne sont nouveaux, en revanche, les attentes de ceux qui sont managés se sont transformées en exigences !


Et il n’y aura pas de bouton « marche arrière » !


Publié le mardi 25 juin 2024 . 3 min. 54

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