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https://player.vimeo.com/video/122368957?autoplay=1 Alexandre-Boulegue-Meubles-les-delocalisations-ne-sont-pas-une-fatalite-1425.jpg
17/01/201303:12
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Boulègue, directeur d'études Xerfi

La délocalisation n'est pas une fatalité. Même sur des marchés où la concurrence internationale fait rage, des solutions existent pour maintenir la compétitivité des entreprises implantées en France. Pour vous convaincre je vais prenons l'exemple de l'industrie du meuble. Sur ce marché, pas de doute, la concurrence étrangère à bas coût est grandissante et pénalise nos industriels. Il comparons la part de la Pologne et de la Chine dans nos importations de meubles, le constat est sans appel. Aujourd'hui, près de 30% des meubles importés en France proviennent de ces deux pays, contre seulement 13% en 2004. Une tendance amplifiée par nos propres modes de consommation. Le succès des meubles entrée de gamme, porté par les grandes enseignes comme Ikea, favorise en effet les importations low cost de ces pays. Dans ce contexte, nombreux sont les industriels du meuble à avoir mis la clé sous la porte ou à faire le pari de la délocalisation. Mais certaines entreprises françaises ont pris le contre-pied de cette stratégie. Et avec réussite. C'est le cas du fabricant de meuble en kit Demeyère. Ce groupe familial de 1 300 salariés a bâti son succès en accroissant régulièrement le nombre de ses unités de production en France et en les automatisant à outrance. Résultat : au fil du temps, l'appareil industriel de Demeyère est devenu le plus automatisé au monde dans son domaine. Et le coût de la main-d'œuvre, qui pesait un tiers des coûts de fabrication il y a trente ans, est tombé à 10%, contre 65% pour la matière première. De quoi rendre compétitives leurs fabrications, même sur le segment entrée de gamme et ainsi fournir les géants Ikea ou Conforama. Dans cet exemple, le mot-clé à retenir est bien sûr celui de l'automatisation. Combiné à une optimisation des process de production, c'est par là que passe le salut de cette industrie. D'après le PDG de Majencia, le leader français des meubles en métal, le prix de revient d'un meuble en Chine n'est en effet inférieur que de 20% par rapport à la France. Et la moitié de ce gain est absorbée par les coûts de transport. Reste alors à faire 10% de gain de productivité pour rendre un meuble fabriqué sur le sol français aussi compétitif qu'un produit made in China. Une étape que l'automatisation permet souvent de franchir. Sur son site de Guise dans l'Aisne, où Majencia a encore investi 1,4 million d'euros en 2011 pour automatiser, la productivité à augmenter de 15% ces quatre dernières années. La leçon de cette histoire ? C'est que la compétitivité n'est pas qu'une question de coût de la main-d'œuvre, contrairement à ce qu'on entend trop souvent. La logique industrielle de long terme, la proximité, l'investissement, l'innovation et la technologie, ce sont eux les remparts à la délocalisation.

Alexandre Boulègue,Meuble: délocaliser n'est pas une fatalité, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : StratégieIndustrie

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