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Etats-Unis, Europe, Chine, Japon : le match des énergies

Publié le mardi 17 mars 2020 . 4 min. 31

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Pétrole, nucléaire, énergies renouvelables : face aux enjeux de la transition climatique, où en sont les grandes puissances en termes de niveau de consommation, d’efficacité et de repositionnement de leur mix. Ces grandes puissances économiques sont aussi les plus grosses consommatrices d’énergie avec la Chine au premier rang, devant les Etats-Unis en deuxième position, et l’Europe. Ensemble, ce trio concentre 55% de la consommation totale d’énergie. Avec le Japon, c’est près de 60%.


Les États-Unis, de loin le pays le plus énergivore


L’intensité énergétique de la croissance — compris comme la consommation d’énergie par unité de PIB produite — serait certainement le meilleur indicateur de l’efficacité énergétique des différents pays, si le PIB de la Chine n’était pas aussi suspect. La consommation par tête reste dès lors plus fiable. Avec une consommation proche de 300 gigajoules par habitant, les Etats-Unis se placent loin devant, le Japon et l’Europe dont la consommation par tête est environ deux fois moindre. La Chine ferme la marche. Déjà important, l’écart vis-à-vis des Etats-Unis est en fait plus marqué encore. Une partie de l’énergie est en effet mobilisée pour produire. Or, les États-Unis produisent peu et importent beaucoup. Un bilan énergétique complet et plus juste devrait intégrer cette énergie grise contenue dans les biens importés.


En dynamique, les performances des pays avancés sont finalement assez proches. Avec la crise, la consommation d’énergie par habitant a chuté et sa remontée est restée contenue avec la reprise. Finalement, en 15 ans, le recul est compris entre 8 et 11%. Avec cette précision : partant de beaucoup plus bas, il est plus dur de restreindre la consommation d’énergie en Europe qu’aux Etats-Unis. La Chine est hors concours. En plein développement, sa consommation par tête a plus que doublé depuis 2003.


Une électricité encore très carbonée


Le bouquet énergétique — compris comme la répartition des différentes sources d'énergies primaires consommées — est un élément important du match. Le recours aux énergies fossiles reste écrasant dans toutes les régions. Cela s’explique notamment par l’importance du transport routier, mais pas seulement. Il faut se pencher sur le mix-électrique pour affiner l’analyse et expliquer certains écarts.


Quatre enseignements. Le premier. Les voitures électriques en Chine roulent en fait au charbon. Evidemment, c’est un raccourci. Mais c’est un fait. Depuis 2015 et les accords de Paris, plus de la moitié de la hausse de la consommation d’électricité en Chine est issue du charbon. Rien de plus normal, la Chine en est le premier producteur mondial ce qui lui permet de générer une électricité bon marché. En ajoutant l’électricité produite par la combustion de pétrole et de gaz, près de 60% de l’augmentation de la consommation électrique est carbonée. C’est à rebours du discours officiel concernant l’essor du solaire ou de l’éolien. A noter aussi le développement de la filière nucléaire qui n’existait pas même il y a 30 ans.


Deuxième enseignement, malgré le bouleversement de son mix électrique, l’électricité américaine repose encore pour près de deux tiers sur des combustibles fossiles. Certes, la part du charbon s’est effondrée de 25 points. Mais c’est sous l’impact de l’envolée de l’exploitation des hydrocarbures de schistes, en hausse de 20 points et à un degré moindre de la montée progressive de la filière renouvelable.


Le nucléaire, solution à la décarbonisation du mix-électrique


Troisième enseignement : sortir précipitamment du nucléaire conduit à l’explosion de l’électricité carbonée. Après la catastrophe de Fukushima en 2011, le Japon a connu un chamboulement de son mix-électrique avec l’effondrement de la part du nucléaire remplacé avant tout par la combustion de pétrole, de gaz et de charbon que par les énergies renouvelables (même si elles sont en progression).


Quatrième enseignement : l’Europe affiche le bilan le moins carboné. Elle le doit pour beaucoup à la part du nucléaire avec la France en tête de proue. Mais cette part se réduit. Elle le doit aussi à la montée en force des énergies renouvelables. Mais attention, en ayant le nucléaire « honteux », le risque est bien de basculer vers les énergies fossiles, les énergies renouvelables ne pouvant à court terme être une solution complète. Le risque serait alors de voir remonter les émissions de CO2 par habitant, alors que c’est en Europe qu’elles sont les plus faibles, plus de deux fois plus faibles par rapport aux États-Unis par exemple.


Amélioration de l’efficacité énergétique et décarbonisation du mix-énergétique afin de limiter le réchauffement climatique se sont imposées comme deux axes forts des politiques énergétiques des grandes puissances économiques. Et c’est l’Europe qui gagne le match !


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