Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?

Voir plus tard
Partager
Imprimer

L’Intelligence Artificielle (IA) est sur toute l’actualité, surtout depuis l’arrivée des LLM aux facultés grandissantes d’une façon qui nous paraît exponentielle. Elle va bouleverser nos façons de travailler et d’être productifs, elle va créer de nouveaux métiers et en décaler quelques-uns. Mais une autre science va bientôt bouleverser au moins autant notre quotidien, nos sociétés et nos entreprises, la biologie. Alors que l’IA change nos modes de travail en quelque sorte par l’intérieur, comme le firent l’informatique ou l’électricité avant elle, la biologie va s’imposer par l’extérieur en amenant des révolutions et des innovations qui vont affecter notre vie personnelle et sociale et, partant, nos modes de travail.

La biologie est un vaste zoo composé de nombreux animaux, certains plus puissants que d’autres, mais tous ont un impact puissant à venir. Voyons quelques exemples, mais ne nous trompons pas, il ne s’agit pas de science-fiction, juste d’une question de délais.

De nouveaux vaccins, à ARNm ou non, voient le jour et vont éradiquer de plus en plus de maladies, voire certains cancers. Auront-ils autant d’effet sur les populations, la santé publique, les acteurs de la santé, que les premiers vaccins ou que les antibiotiques ? Probablement. La population mondiale est passée de 1,7 milliard en 1900 à 8 milliards aujourd’hui, l’espérance de vie de 45 à plus de 80 ans. La biologie n’est pas étrangère à ces révolutions au cœur de tous nos enjeux environnementaux actuels.

L’analyse du génome des êtres vivants, humains, animaux ou plantes, et la capacité de le modifier, notamment grâce à des techniques comme CRISPR, conduisent à comprendre des caractéristiques, des attitudes, des sensibilités. La sélection et la modification des espèces vont donc progresser, y compris la nôtre. Nous pourrons avoir les bébés que nous voudrons, par exemple protégés de maladies génétiques, et même avec des caractéristiques que nous souhaitons qu’ils aient. La porte est ouverte aux humains, animaux, plantes « augmentées ». Les espèces animales et agricoles seront rapidement bouleversées par les nouveaux OGM. Le marché du travail et le marché du mariage chez les humains le seront rapidement aussi.

L’épigénétique, cette science qui analyse l’impact de l’environnement sur les mutations génétiques va bouleverser la connaissance et notamment le principe de précaution. Il peut s’agir d’environnements stressants, de particules fines, de perturbateurs endocriniens, de produits divers chimiques ou non. Aujourd’hui une substance est considérée comme responsable (par exemple de cancers) si statistiquement il y a plus de cancers chez les personnes exposées que chez les autres. Demain, l’analyse des liens entre gènes et substance sera une administration de la preuve redoutable. Les risques d’avoir à modifier ou supprimer des produits, des business modèles, des environnements de travail sont considérables.

Notre ADN est unique et va de notre naissance à notre mort. Contrairement à notre empreinte digitale (qui varie avec nos activités et se périme assez vite), il est éternel. Bientôt connu de beaucoup il ouvre la porte à des dimensions marketing intrusives pour comprendre qui vous êtes, quoi vous proposer, bien sûr pour votre bien… et à des dimensions de vie sociale allant du contrôle de votre identité au marché du mariage, à celui des assurances, etc.

La compréhension des mécanismes du vieillissement permettra probablement de le ralentir à moyen terme. Altos Lab, une start up spécialisée sur ce projet a levé 3 milliards de dollars en 2022 et a attiré les meilleurs scientifiques dans ses filets.

À encore plus long terme, les bio ordinateurs ne sont pas encore prêts, mais on y travaille. Leur grand intérêt sera d’être très économes en énergie. Notre cerveau consomme environ 20 watts pour travailler bien mieux que chat GPT qui est déjà considéré comme un pollueur considérable à cause de sa consommation électrique.

Ces différents animaux vont considérablement modifier notre société, notre vie, notre santé, notre travail, nos relations sociales, notre relation à l’éthique. Mais, contrairement à l’IA, cette science, et les technologies qui en découlent, n’arrivent pas brutalement, mais progressivement, au gré des avancées de la science et si ceux-ci semblent lents à l’échelle de la société, en réalité ils sont très rapides et leurs impacts, application par application, sont en fait fulgurants. L’ADN humain n’a été décodé qu’en 2001, le ciseau CRISPR n’a été inventé qu’en 2010, l’ARNm n’a été utilisé comme support pour les vaccins qu’en 2020.

L’impact sur la stratégie des entreprises sera sur tous les plans : gestion du capital humain, relations aux marchés, choix des composants utilisés, gestion des réglementations, gestion des risques et, bien sûr, éthique.


Publié le lundi 6 mai 2024 . 5 min. 21

x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :