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Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

La France a-t-elle fini de manger son pain noir après un premier semestre raté ? Tous les indicateurs avancés de la croissance montrent que non. Le ton général est donné par le climat des affaires qui recule pour se situer à 9 points de sa moyenne de long terme. C’est bien évidement le signe d’une conjoncture qui s’est nettement dégradée cet été. Mais il faut aller dans le détail des branches pour poser un diagnostic plus définitif sur l’état de santé de l’économie française. Mon point d’entrée sera la construction, car c’est dans cette branche que le constat est le plus sûr, le plus dur aussi. Tous les signaux convergent et indiquent une fin d’année noire. L’information se résume dans la nouvelle dégradation du climat des affaires qui tombe sous la barre des 90 pour descendre à 11 points de son niveau normal. Il faut remonter à 1997 pour trouver trace d’un si faible niveau. Une très mauvaise nouvelle, signe de la poursuite de l’enfoncement de l’investissement construction : c’est d’ailleurs notre scénario à Xerfi, avec deux nouveaux reculs successifs d’ici la fin de l’année, qui font passer la baisse à près 5% en moyenne pour 2014. C’est la confirmation que les ménages ont déserté le marché du logement, que les projets de développement des collectivités locales sont ajournés et que les entreprises ne prévoient pas d’étendre leur capacité de production. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les entreprises aient totalement renoncé à investir, notamment en biens d’équipement :

 

1 - Parce que le renouvellement du parc de machines devient une absolue nécessité.

 

2 - Parce que le contexte financier est ultra-favorable pour les entreprises disposant de bonnes signatures.

 

3 - Le CICE monte en puissance et avec lui les trésoreries des grandes entreprises, notamment industrielles.C’est ce que montrent les résultats de l’enquête AFTE-Coe Rexecode sur l’évolution des trésoreries d’exploitations des grandes entreprises et des ETI : elles sont jugées aisées par une majorité de trésoriers et la tendance est à l’amélioration.

 

Cela nous semble suffisant, à Xerfi, pour entrevoir une reprise de l’investissement en biens d’équipement avant la fin de l’année : mais elle sera modeste et tardera à prendre corps et l’année se soldera sur une légère baisse d’ensemble. Une reprise en pente douce car la demande fait toujours défaut. A l’extérieur, les marchés sont sans tonus comme le montre l’opinion des industriels sur les carnets de commandes étrangers qui campent en dessous de sa moyenne de long terme. C’est la conséquence de la panne de croissance de la zone euro, une panne durable. Reste, l’élément clé, qui a fait la croissance au 2ème trimestre : la consommation des ménages : que ce soient les ventes passées, qui nous indiquent comment s’est déroulé le mois d’août, ou les intentions de commandes, un indice sur les prochains mois, les deux indicateurs plongent. Et une chose nous apparait évident, la consommation décroche au 3ème trimestre et la fin d’année s’annonce compliquée sur fond de chômage en hausse et d’un pouvoir d’achat en berne : nos prévisions en portent bien évidement les stigmates.

 

Pas après pas, l’analyse des composantes du PIB nous amènent à ce constat : le PIB sera en recul au 3ème trimestre et au mieux à l’arrêt au 4ème. Compte tenu des évolutions passées, 2014 ressort à 0,2% seulement avec en bout de course un acquis de croissance négatif ce qui hypothèque déjà la performance à attendre pour 2015.

 

Alexandre Mirlicourtois, France : perspectives et prévisions pour la fin de l'année,  une vidéo Xerfi Canal


Publié le lundi 1 septembre 2014 . 4 min. 02

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