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La France n'est pas la "championne de la récession" : l'explication

Enregistré le jeudi 24 septembre 2020 . 3 min. 18

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La France vice-championne européenne de la récession. Malgré tous les efforts des pouvoirs publics pour endiguer l’impact de la crise de la Covid-19, le bilan des 6 premiers mois de l’année place l’économie française en avant-dernière position avec un PIB en chute de 12,5% par rapport au 2nd semestre de 2019. Seule l’Espagne fait légèrement pire mais avec une virulence de la pandémie sans commune mesure et une période de confinement plus longue. L’Italie, le Royaume-Uni, pourtant durement touchées, elles aussi, font mieux sans parler des pays du Nord de l’Europe dont la chute est amortie. 


Ce classement incontestable, qui part bien des chiffres officiels d’Eurostat, donne pourtant une vision tronquée de la réalité. Une ligne des comptes nationaux pose en fait problème, pour être très précis celle de « la dépense de consommation finale des administrations publiques » qui regroupe un premier volet constitué des dépenses de consommation collective (défense, police, justice, administration générale, etc.) qui bénéficie à la société dans son ensemble et un second qui comprend les dépenses de consommation individuelle (soins de santé, logement, éducation, etc.). Cet ensemble relate les dépenses engagées par les administrations pour le compte des ménages individuels. 


Celle ligne « de la dépense de consommation finale des administrations publiques », qui correspond à la richesse créée par la sphère publique est un poids lourd de la croissance, elle représente entre 17 et 26% du PIB selon les pays. En France, sa part est supérieure à 23%, ce qui place l’économie française près de 3 points au-dessus de la moyenne de l’Union-Européenne. 
Une ligne importante, mais qui pose de nombreux problèmes comptables. Une partie de la production des administrations publiques étant non-marchande, elle ne peut être évaluée comme celle des services marchands par référence aux prix du marché. Elle est donc estimée par la somme des coûts, notamment salariaux. A cet égard, le confinement a introduit une sacrée pagaille. Les salaires ont continué d’être versés dans tous les pays. Pour les agents publics en télétravail ou sur site, leur production peut être considérée comme maintenue. Mais pour les autres, leur rémunération ne correspond plus à rien et leur situation s’apparente en France aux dispositifs d’activité partielle du privé. C’est une hypothèse fragile, mais la part des agents publics dans cette situation a été évaluée au quart des effectifs, hors services de santé. De fait, la production et la valeur ajoutée des administrations se retrouvent donc réduites. 


Dans les cas de la France, le choc est rude, c’est un peu la double peine non-seulement le poids du public est plus élevé que la moyenne, mais c’est là aussi où le décrochage a été l’un des plus violents avec le Royaume-Uni et la Belgique. Mais ce qui interpelle, ce sont les évolutions en Italie, en Allemagne ou en Espagne que seules les variations des périodes de confinement ne peuvent à elles seules expliquer. Visiblement, les comptables nationaux n’ont tous travaillé de la même manière, introduisant un biais.


Une simple neutralisation de ligne de la dépense de consommation finale des administrations publiques, donne alors un autre panorama. Parmi les grandes économies européenne la France se situe en milieu de classement et non pas aux dernières places. L’Allemagne reste loin devant certes, mais l’écart se réduit et passe de 6 points environ à 3. 


Alors non, la France n’est pas la triste championne de la récession européenne.


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