Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?

Voir plus tard
Partager
Imprimer

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur de la conjoncture et de la prévision de Xerfi

 

Il n’y a pas que le pétrole qui baisse. Dans son sillage toute une série de matières premières ont emboité le pas. Le gaz naturel d’abord. En Europe, le prix du gaz est accroché à l’évolution du cours du brut sur lequel les contrats sont indexés. Le « baril » précède donc de quelques mois « le gaz ». La chute brutale des cours du brut, conséquence des choix radicaux des Etats-Unis dans l’exploitation des gaz et pétrole de schiste, se retrouve donc mécaniquement dans le prix du gaz vendu en Europe. Et toute la baisse n’est pas encore passée. Paradoxalement, le charbon fait partie de la même l’histoire. Comment cela ? Tout simplement, la flambée de la production du gaz de schiste, a entraîné l’effondrement de son prix depuis plusieurs années déjà outre-Atlantique, une évolution singulière comparée à celle enregistrée en Europe où la baisse est plus récente. Le charbon est d’abord devenu totalement non compétitif dans les centrales électriques américaines, son principal débouché. Ceci a, bien évidemment, incité les producteurs de charbon à aller chercher de nouveaux débouchés ailleurs sur les marchés internationaux diffusant sa baisse sur l’ensemble du marché mondial. Son prix s’est effondré : il a perdu près de 65% de sa valeur par rapport au pic de 2008. Et lorsque les prix de l’énergie baissent, ceux des métaux aussi : comme le montre l’évolution de l’indice GSCI couvrant les métaux industriels et la chute s’accélère même en fin de période. Là aussi le mouvement de repli est impressionnant : -37% depuis le début 2011. Et parmi les grand métaux, le cuivre est particulièrement malmené :  en l’espace d’à peine plus de deux ans les cours sont passés de plus de 8 000 dollars la tonne à 5 600 environ, un décrochage de 31% qui s’est brutalement accéléré en début d’année.  C’est inquiétant car on retrouve du cuivre dans le bâtiment, les transports, la machine-outil, l'électronique, une variété qui lui permet de s'affranchir en temps normal des à-coups de tel ou tel marchés. Son décrochage est donc bien le signe que le malaise est général et profond. Et tous les regards se portent sur le réel état de santé des émergents en général et plus particulièrement de la Chine. La situation n’est pas beaucoup plus brillante du côté des métaux précieux. Malgré, un léger mouvement haussier courant janvier, la tendance générale est à la baisse et devrait le rester compte tenu du lien entre le dollar et le métal jaune qui joue traditionnellement le rôle d’assurance contre le risque de change pour les investisseurs détenant des actifs en dollars. Ce qui explique le chemin inverse pris par le cours du billet vert et celui de l’or. Un lien qui existe aussi avec les grands marchés agricoles : un dollar fort c’est un pouvoir d’achat en baisse pour de nombreux pays qui doivent s’approvisionner sur les marchés mondiaux. Ajouter à cela des conditions climatiques favorable et le cocktail d’une descente des prix agricoles est prêt : l’indice GSCI couvrant les grandes cultures céréalières a perdu 48% par rapport à son dernier point haut et campe à un niveau plancher. Tout baisse rien ne monte, 2015 s’annonce comme une année très singulière et rien ne laisse supposer un changement de tendance avant le second semestre.

 

 

Alexandre Mirlicourtois, La chute généralisée des cours de l'énergie et des matières premières, une vidéo Xerfi Canal TV      


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER