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https://player.vimeo.com/video/122363063?autoplay=1 Alexandre-Mirlicourtois-La-descente-aux-enfers-du-Japon-1316.jpg
19/11/201202:55
Xerfi Canal présente l'analyse d'Alexandre Mirlicourtois, directeur des études de Xerfi

Le Japon a fait un pas vers la récession. Et un grand pas. Au 3ème trimestre, le PIB a reculé de 0,9% par rapport au trimestre précédent une baisse de 3,5% en rythme annualisé. Et la fin de l'année s'annonce difficile. La tendance négative de l'enquête Tankan, qui donne le LA du milieu des affaires, s'est aggravée cet automne et les chefs d'entreprise n'anticipent aucune amélioration. Difficile dans ces conditions de prévoir autre chose qu'un nouveau recul du PIB en fin d'année. C'est même une évidence à la lecture détaillée des comptes nationaux. Des comptes nationaux qui montrent une dégradation générale. Du côté des ménages, la situation est bloquée. Alors c'est vrai, le recul de 0,5% de la consommation au 3e trimestre doit beaucoup au décrochage des ventes d'automobiles avec l'arrêt du programme de soutien à l'achat de véhicules propres. Mais il y a plus grave. Le pouvoir d'achat du salaire, c'est-à-dire une fois ôtée l'inflation, est figé depuis plusieurs mois. C'est un frein évident aux achats. A tout ça, il faut ajouter les conséquences très concrètes de l'évolution démographique du pays: entre 2009 et 2012, l'archipel comptera 120 000 Japonais de moins. Et la décrue va s'intensifier. Ce n'est pas bon pour la consommation. Ce n'est pas bon pour l'investissement résidentiel. Ce n'est pas bon non plus pour le potentiel de croissance. Du côté des entreprises, la situation n'est pas plus reluisante. La production industrielle n'a toujours pas retrouvé ses niveaux d'avant crise. Pire, elle reste campée à un niveau proche de celui de 2002. Autant dire que l'appareil productif est trop peu sollicité pour tirer l'investissement. Et la panne est durable. Bloquées à l'intérieur par une faible demande domestique, les entreprises japonaises ne parviennent plus à s'imposer à l'extérieur. Elles cèdent du terrain face à la concurrence coréenne depuis des années. Et deux nouveaux fronts sont ouverts. Le premier avec la Chine, qui monte en gamme. L'autre avec les Etats-Unis, en pleine ré-industrialisation. Cela fera bientôt 20 mois que le solde commercial est dans le rouge ! Et l'ampleur du déficit est telle que les revenus tirés des placements à l'étranger ne peuvent plus le couvrir. Résultat, la balance courante est négative. Une grande première depuis novembre 1982. Pour faire bref, le 1er créancier du monde devient débiteur vis-à-vis du reste du monde.Le danger, c'est l'impossibilité à terme de financer une dette publique qui représente déjà 200% du PIB. Car la soutenabilité de cet énorme endettement repose entièrement sur la capacité du pays à générer des excédents d'épargne. En clair, le Japon se dirige droit vers une année de récession avec à la clé une baisse de 0,5% de son PIB. Croissance négative et dépendance financière vis-à-vis du reste du monde, le Japon devient le nouveau maillon faible de la crise financière planétaire.

Alexandre Mirlicourtois, La descente aux enfers du Japon, une vidéo Xerfi Canal

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Mots clés : EconomieEconomie mondiale

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