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Comment empêcher une nouvelle phase de désindustrialisation ?

Enregistré le mercredi 14 octobre 2020 . 3 min. 40

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S’il est encore difficile de prédire les impacts exacts de la crise sur le tissu productif français, il est certain que l’industrie française ne sortira pas indemne de cette situation.

Une étude réalisée par le cabinet PwC en juillet 2020 considère que :
la crise menacerait entre 187 000 et 463 000 emplois directs dans l’industrie,
- dont 81 000 emplois non créés.

Au-delà des conséquences directes sur l’emploi industriel, elle va concerner de nombreux emplois indirects puisqu’un emploi industriel induit généralement 3 emplois indirects.

Les annonces de plans sociaux et de liquidation restent encore limitées selon le suivi réalisé par Trendeo, mais pourraient s’accélérer à partir de septembre et avec l’évolution des mesures de chômage partiel.

La mise en place de plans de soutien sectoriels devrait atténuer certains effets de la crise, mais malgré cela on sait dès à présent que certains secteurs comme l’aéronautique ou l’automobile mettront plusieurs années à se relever de cette crise.

Les conséquences pourraient être nombreuses :
Une nouvelle vague de désindustrialisation avec le risque que l’industrie passe sous la barre des 10% de points de PIB ;
Un impact sur les territoires et donc sur la cohésion territoriale du pays et sur la répartition de la richesse entre les territoires ;
Une perte de compétences et savoir-faire clés pour espérer une renaissance de l’industrie ;
La perte de technologies stratégiques en raison d’OPA ou autres, obérant notre capacité à renforcer notre souveraineté économique et technologique ;
Une stagnation de l’investissement, notamment dans la modernisation des sites industriels alors que la transformation de l’industrie est un des enjeux de la reprise ;
Une stagnation de la demande avec un renforcement des comportements d’épargne face à l’incertitude.

Au-delà de cela, certaines entreprises pourraient se trouver une crise de liquidité et pourraient rencontrer des difficultés à rembourser les prêts contractés durant la crise.

Si cette crise pose de nouvelles questions, elle amplifie également des problèmes identifiés dans l’avant-crise comme :
- Un besoin de questionner les modèles économiques et de trouver de nouveaux leviers de croissance ;
- Un besoin de moderniser et d’automatiser les sites industriels pour répondre aux évolutions de la demande : personnalisation de masse, délais de mise sur le marché et de livraison, etc. ;
- Envisager une nouvelle répartition de la valeur.

Le gouvernement a apporté de premières réponses à travers son plan de relance et la réduction des impôts de production, deux sujets restent encore largement à traiter :
1. Le premier concerne le soutien à la demande :
a. Il faut envisager des mesures innovantes pour soutenir la demande en faveur des produits français.
b. Toute politique de relocalisation sera vaine sans une demande structurée....
2. Le second concerne le renforcement des fonds propres des entreprises.
a. Envisageons de nouveaux canaux de financement, notamment pour les entreprises qui ne retrouvent pas rapidement leur profitabilité.
b. Dans ce contexte, de nombreux PGE pourraient ne pas être remboursés.
c. Dès à présent, il faut envisager des mesures pour mobiliser l’épargne accumulée, en particulier pendant la crise, vers le financement des entreprises.

Enfin, rompons avec les discours négatifs.
Il nous faut croire :
- au futur de nos industries,
- à notre créativité et intelligence collective,
- à notre envie de voir renaître notre industrie

Si la France a des faiblesses, elle a également de nombreux atouts pour faire naître les grandes industries de demain.


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