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ACCUEIL ECONOMIE L'entretien Réguler le monde, relever...
https://player.vimeo.com/video/121516442?autoplay=1 Denis-Kessler-Reguler-le-monde-relever-l-Europe-959.jpg
24/09/201231:34

Xerfi Canal a reçu Denis Kessler, économiste et président du groupe SCOR.

Un interview menée par Jean-Michel Quatrepoint

Les institutions sont toujours en retard sur l’économie, a martelé Denis Kessler pour résumer sa pensée sur la mondialisation et la globalisation. Le temps institutionnel et le temps économique ne sont pas en phase. Alors que le traité de Maastricht date de 1992, les instruments de la régulation en Europe sont mis en place en 2012. Nous savions, 20 ans plus tôt, que notre pays serait mis en compétition. Et nous ne nous y sommes pas préparés, a déploré le PDG de la Scor dans son interview à Jean-Michel Quatrepoint. En clair, les réformes structurelles ont été retardées et nous sommes aujourd’hui confrontés au remboursement de dettes gigantesques. Il est impossible d’être dans une économie mondialisée et d’être à la retraite à 60 ans. Idem avec les 35 heures. En réalité, notre système social a vécu à crédit et on nous présente aujourd’hui la facture. Denis Kessler considère que nous sommes entrés dans une ère longue de refragmentation du monde où la tentation du populisme s’installe un peu partout, y compris chez les responsables politiques. La crise offre peut-être l’opportunité de faire un pas supplémentaire vers le fédéralisme en Europe. Le PDG de la Scor suggère de créer un impôt européen pour avoir une dépense et une action européennes. L’économiste est aussi un ardent partisan de la société civile. De l’avis de Denis Kessler, la sortie de la Grèce de la zone euro est programmée. Selon lui, il reste à savoir si cet éclatement partiel sera ou non ordonné. Face à la déficience des politiques, on a assisté à l’émergence de la puissance des banques centrales. Des banques centrales, y compris la BCE, dont le bilan a triplé depuis septembre 2008. Les risques sont concentrés dans ces banques centrales qui inondent le marché de liquidités pour sauver les banques, auxquelles on demande de sauver les Etats. L’actuelle politique de taux d’intérêt conduit à un énorme transfert de richesses. Pour se désendetter, restructurer les bilans et préserver notre capacité de croissance, il ne faut pas taper sur les entreprises. Il y a va de notre système productif.  Choisir les ménages plutôt que les entreprises suppose un relèvement transitoire de la TVA. Il convient également de réduire nos dépenses sociales et publiques. Sans oublier bien sûr que pour savoir et expliquer comment nous allons sortir de la crise, il faut absolument une vision.

 

Denis Kessler, Réguler le monde, relever l'Europe, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : EconomieEconomie mondialeGéopolitique / géostratégieBanque, finance, assurance

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