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ACCUEIL ECONOMIE Libre propos L'emploi en 2020 :...
29/06/202103:16

2020 restera comme l’année d’une double crise : sanitaire d’abord, mais aussi économique, puisque pour endiguer l’évolution de l’épidémie de Covid-19, les pouvoirs publics ont pris des mesures inédites ; mesures qui ont entrainé un ralentissement de l’économie française pendant de long mois, et même, un arrêt complet de l’activité dans certains secteurs, particulièrement au printemps. Ce coup d’arrêt porté à l’économie a été soudain et sans précédent : en 2020, le PIB s’est contracté de 8%, un niveau jamais atteint selon l’Insee, et l’emploi salarié privé a baissé de près de 2% par rapport à 2019.


Alors, quel premier bilan peut-on tirer de ce choc économique sur l’emploi dans les territoires ? C’est à cette question que France Stratégie a tenté de répondre dans une Note publiée en avril. Et pour mieux comprendre les effets territoriaux de la crise, nous avons passé au crible les 305 zones d’emploi du territoire français, sur la base de trois indicateurs : l’exposition de l’emploi local à la perte de valeur ajoutée, le recours à l’activité partielle et l’évolution de l’emploi salarié privé.


Premier constat de cette analyse croisée : tous les territoires ont été touchés, mais l’Est et le Sud de la France ont subi plus durement les conséquences de la crise économique. Dans le Sud, on retrouve des zones d’emploi spécialisées dans un ou plusieurs secteurs associés au tourisme, comme dans les Alpes – directement frappées par la fermeture des stations de sport d’hiver – ou encore en Côte-d’Azur et en Corse qui dépendent beaucoup de l’hébergement et la restauration. A l’Est, les territoires touchés sont plus industriels et ont surtout souffert du ralentissement du secteur automobile, déjà en crise depuis plusieurs années.


Deuxième constat de l’étude : la façade atlantique et le centre ont le mieux résisté dans cette crise. Si l’on retient les trente zones d’emploi qui s’en sortent le mieux, neuf se situent en région Bretagne et six en Nouvelle-Aquitaine. Et pour la plupart, ces territoires ont bénéficié d’une spécialisation économique favorable, notamment dans le secteur agroalimentaire. Cela n’a pas été le cas des douze zones d’emploi des grandes métropoles, qui ont globalement pâti d’un tissu économique tourné vers les activités les plus exposées, comme à Nice, Toulouse et Paris. Pourtant, en matière d’emploi, les zones d’emploi des grandes villes s’en sortent relativement bien par rapport au reste de la France, comme à Lille, Rennes et Nantes. On le voit donc, dans cette crise, la dimension sectorielle a été importante mais elle n’explique qu’une partie de la répartition du choc économique entre les territoires.


Enfin, dernier grand constat de l’étude : cette cartographie de la crise ne recoupe pas les difficultés traditionnelles des territoires. Autrement dit, il n’y a pas de corrélation entre les territoires qui ont été les plus touchés et les territoires structurellement fragiles en matière d’emploi. Là encore, il n’y a donc pas de règle, même si un petit nombre de zones d’emploi situées le long du littoral méditerranéen – et parmi les plus vulnérables dans cette crise – cumulent un taux de chômage élevé et un faible niveau de vie.


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