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35 ou 39 heures : le faux débat

Publié le lundi 19 novembre 2012 . 3 min. 52

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Faut-il abolir les 35 heures et revenir aux 39 heures ? Les flottements verbaux du premier Ministre ont relancé les spéculations sur le temps de travail. C'est bien dommage, car ce débat bruyant détourne l'attention d'enjeux beaucoup plus vitaux pour notre compétitivité. 
Certes la France se situe bas en bas l'échelle en matière de durée du travail…c'est incontestable…avec 1476 heures travaillées par an et par personne. Mais, elle se place au voisinage des Pays-Bas, de l'Allemagne et du Danemark… Cette proximité suffit à tordre le coup à l'idée que les durées courtes ruineraient automatiquement la compétitivité. Ces trois pays dégageront chacun plus de 5 % du PIB d'excédent courant cette année. A l'opposé, les champions de la durée du travail que sont la Grèce ou les États-Unis afficheront des déficits vertigineux. En vérité, l'enjeu essentiel, ce n'est pas la durée du travail elle-même, mais la manière dont on envisage l'insertion des populations non qualifiés.
Il faut distinguer 4 modalités dont le dosage varie selon les pays : 
D'abord, le modèle l'insertion par  les petits boulots. La prolifération des temps partiels ultra-courts vont permettre d'insérer tout une partie de la population sur des emplois au rabais. On crée une sous-catégorie d'emploi, sans charges et à faible formalité, en dessous d'un certain seuil de salaire (400 euros / mois en Allemagne, 144 £ hebdomadaire au Royaume-Uni). Les mini-jobs allemands sont emblématiques de cela. On en dénombre 7 millions… 3 millions en fait quand on tient compte qu'ils s'agrègent souvent à un autre emploi. Comme le montre le graphique, le morcellement de l'emploi est pratiqué par tout le Nord de l'Europe, même si ce n'est pas toujours sous une forme dégradée.
Autre solution : la baisse des charges sur les bas salaires associée à une réduction généralisée du temps de travail. C'est la solution française. Le but est d'insérer les non qualifiés sur des emplois stables à temps plein. L'ensemble de la collectivité subventionne l'emploi stable des moins qualifiés.  
Vient ensuite, le modèle de l'invalidité : les moins qualifiés inemployables sont purement et simplement rayés de la population active et des files d'attente du chômage et pris en charge par la collectivité. Les champions de ce procédé sont aussi au Nord de l'Europe.
Enfin, l'insertion sous forme précaire. C'est le modèle américain : faible couverture assurancielle, faible rémunération et surtout forte décote salariale en période de récession.
Les temps de travail sont très largement la résultante de ces options : En bas de l'échelle : le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas autour 1400h / an … pour avoir favorisé la prolifération de petits jobs fragmentés…. Au même niveau, la France pour avoir baissé la durée de tous…  Au milieu du classement, la Suède et le Royaume-Uni… Leur usage intensif de l'invalidité modère le recours au partage du travail. En haut de l'échelle, les pays qui optent pour la paupérisation des non qualifiés : Sud de l'Europe et États-Unis….
Alors veut-on revenir au 39 h ? Non. Assurément non. Ce qui est en crise c'est notre modèle d'insertion des non qualifiés. Trop rigide et facteur de freinage dans l'adaptation des entreprises. C'est notre modèle de baisse de charge et notre refus des emplois fragmentés qui doit être débattu en priorité.

Olivier Passet, 35 ou 39 heures : le faux débat, une vidéo Xerfi Canal


Mots clés :

Economie française

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