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Natalité plus élevée que celle de la plupart de ses partenaires ; âge médian plus faible ; dynamique démographique plus forte. La France vit cela comme un atout structurel profond sur le long terme qui rachète pour partie les multiples faiblesses que les économistes ne cessent de pointer concernant son modèle économique défaillant du point de vue de la compétitivité et de la soutenabilité financière. Croissance plus soutenue de la population, cela signifie a priori un socle de croissance plus robuste. Cela veut dire aussi une dynamique de marché qui participe à son attractivité. Et cela veut dire aussi une équation de la dépendance des seniors moins problématique que celle des pays qui ne renouvellent pas leurs générations. Concernant la comparaison France-Allemagne, la démographie est l’un des rares atouts mis en avant. Mais cet atout faussement évident a une face problématique à moyen terme plus rarement mise en avant.


J’aimerais souligner ici trois spécificités de notre dynamique démographique qui ne sont pas neutres sur la formation des déséquilibres qui ternissent le bilan français. Le chômage, le commerce extérieur et l’équilibre des comptes sociaux.


Le ralentissement démographique, facilitateur du plein emploi seulement à moyen terme


Concernant le premier déséquilibre, il faut bien sûr sortir de l’hypothèse d’école que nos marchés sont parfaits. Un excès d’offre de travail se résout en théorie par une baisse du salaire réel et des réallocations intersectorielles et géographiques fluides. Notre chômage persistant serait imputable de fait à la rigidité de nos marchés, et notamment pour la France aux protections de l’emploi qui augmentent le risque et le coût d’embauche pour les entreprises et le carcan du salaire minimum. L’argument démographique est le plus souvent disqualifié. Si la France n’a pas été capable d’absorber ses baby-boomers, cela est entièrement imputable aux défaillances de nos régulations de marché. Admettons que cela soit vrai, l’argument peut se retourner néanmoins. Aucun des marchés du travail n’est parfait à travers le monde. Et, dans ce contexte, devoir absorber 200 ou 300 000 nouveaux entrants chaque année, sur fond de croissance européenne atone, ce n’est pas la même chose que d’être confronté à une stagnation de sa population en âge de travailler.


C’est pourtant bien ce type d’écart que la France a connu avec l’Allemagne durant les années 2000. Avant que cet écart de se résorbe, et s’inverse même temporairement, sous l’effet des migrations au fil des années 2010. Cet arrière-plan démographique n’explique pas tout, tant s’en faut, de l’écart France Allemagne sur le front du chômage. Un ralentissement démographique, c’est d’abord un choc de demande préjudiciable à l’emploi. Ce n’est un facilitateur du plein emploi qu’à moyen terme. Et c’est précisément ce qui se produit aujourd’hui en France. Nos créations d’emplois mordent enfin sur le stock de chômage, pour des raisons démographiques.


La France, un consommateur en dernier ressort


Concernant nos échanges extérieurs, il est plus courant d’incriminer nos problèmes de compétitivité coût, de spécialisation ou de gamme. La structure démographique n’est cependant pas totalement étrangère à la propension au déséquilibre. Nos besoins de consommation et de logement, notamment leur composante incompressible, sont plutôt indexés sur la dynamique de la population totale. Notre capacité à produire est plutôt indexée sur le réservoir de la population en âge de travailler. Et l’on s’attend à trouver une corrélation positive entre la part de l’emploi dans la population totale et le solde de nos balances courantes. C’est effectivement le cas, sans qu’il s’agisse bien entendu d’une loi mécanique.


Nos dépendances énergétiques, nos spécialisations sont un facteur explicatif plus puissant des déséquilibres. Néanmoins, lorsque l’on compare la part de la population en âge de travailler à la population totale des différents pays, force est de constater que la France a plutôt le profil d’un consommateur en dernier ressort, comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, pays structurellement déficitaires, que celui d’un approvisionneur du monde. D’autant, que contrairement au Japon, elle n’a pas pallié de handicap par un allongement de la durée d’activité.


Ce même ratio exprime le degré de dépendance des inactifs au revenu de ceux qui travaillent. La France se considère plutôt bien lotie en termes de dépendance des seniors. Ce qui est vrai. Mais cet avantage voile le fait que notre dépendance junior est particulièrement élevée, avec son lot de dépenses en matière de politique familiale, de logement, de santé et d’éducation. Nos besoins collectifs et nos budgets sociaux sont à l’image d’un ratio de dépendance global (junior + senior) parmi les plus élevés du monde.


La démographie tient donc sa part dans la formation de nos déséquilibres compte tenu certes de nos rigidités. Seule bonne nouvelle, les projections à 10 ou 20 ans montrent que cette spécificité hexagonale tend à s’estomper. Et le chômage en porte déjà la trace.


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