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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

La théorie est un outil de cohérence. Mais il arrive parfois que la cohérence soit un piège, et que dans un monde changeant, elle nous voile l'essentiel. Je voudrais en donner ici une brève illustration de quelques réflexes qui peuvent nous conduire dans l'ornière.

Prenons d'abord notre représentation du progrès technique comme un résidu. La composante de la croissance qui ne s'explique pas par le volume de l'emploi ou du capital. D'où le sentiment répandu chez nombre d'économiste que la crise actuelle est d'abord liée à une panne du progrès technique. D'où aussi cette éternelle rengaine en faveur de  plus de R&D, plus d'éducation, plus de concurrence des marchés… Peut-être. Sauf qu'à analyser la réalité avec une convention comptable très contestable, on peut passer à côté de l'essentiel. L'essentiel est de savoir quelle stratégie adopter pour sauver notre base productive, dans un monde en surcapacité chronique, sans inflation, où chaque grande zone cherche à reporter par le dumping monétaire et fiscal l'ajustement des capacités sur les autres.

On retrouve cette routine intellectuelle à travers notre vieille opposition entre compétitivité prix et hors prix dans l'analyse du commerce international ; Ce partage peut alimenter la controverse à l'infini.  Car les deux dimensions sont intimement liées, le défaut de positionnement en termes de gamme et de qualité accroît la vulnérabilité aux prix. Et surtout, il est très difficile de démontrer que la qualité des produits français a fortement divergé de celle des produits allemands. Que voit-on ? Surtout que les stratégies de groupe tiennent une grande part dans le décrochage de nos parts de marché. Les allemands ont externalisé les phases intermédiaires sur leur périphérie low cost et maintenu l'assemblage final sur leur territoire et du coup leurs exportations. Au contraire des entreprises françaises, britanniques ou US, qui ont externalisé l'assemblage  et réduit mécaniquement leurs exportations. L'impact de ces stratégies est décisif et suggère des interventions publiques qui dépassent de loin la sempiternelle question de plus ou moins de salaire ou plus ou moins de R&D.
Prenons nos définitions de la déflation ensuite : la déflation c'est une baisse généralisée et auto-entretenue de l'ensemble du système de prix. De ce strict point de vue il n'y a pas de déflation en Europe.  A l'exception peut-être de la Grèce. Mais on ne l'observe pas même en Espagne. D'où une minimisation d'un danger en Europe. Or la déflation constitue l'un des risques le plus ravageur dans une économie. Et c'est aujourd'hui Paul Krugman qui essaie de réveiller les esprits européens. L'Europe est déjà en déflation, car lorsque  les taux d'intérêt tendent vers zéro, et que l'inflation est plus faible que ce qui était prévu, les banques centrales ne peuvent plus freiner la dynamique de désendettement, ce que certains économistes qualifient plus précisément de déflation par la dette.

Que dire aussi des réflexes face à au faible taux d'utilisation des capacités qui serait la preuve que l'économie est en déficit de demande. D'où l'intérêt de concentrer la baisse des charges sur les bas salaires pour en tirer le plus fort rendement en termes de création d'emplois et de consommation, à cela près qu'une sous-utilisation des capacités peut tout autant provenir d'une d'un défaut d'adaptation et de rentabilité de l'offre. Le constat comptable ne dit rien sur la nature du mal. Et relancer l'emploi et les activités à faible valeur ajoutée dans le monde en surcapacité peut tout simplement s'avérer suicidaire.

Olivier Passet, Les économistes français vivent enfermés dans leur bulle théorique, une vidéo Xerfi Canal

Mots clés :

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