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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, économiste, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Sur le front de l’emploi, la nouveauté ce sont les contrats d’avenir et les contrats de génération. Mais la philosophie du traitement social du chômage en temps de crise reste inchangée quelle que soit la couleur du gouvernement. Or à penser l’emploi indépendamment des entreprises, l’Etat n’améliore qu’à la marge les chances d’insertion des bénéficiaires. Pire, sa politique de l’emploi finit par se retourner contre la compétitivité.
Ces nouvelles aides, comme les précédentes, produiront sans doute des effets mécaniques positifs à court terme. Néanmoins, leur bilan à long terme est plus douteux. Notamment parce qu’elles concourent à une politique d’aide déjà massivement orientée vers les moins qualifiés. Les nouvelles mesures du gouvernement viennent en effet s’ajouter au dispositif général de baisse de charges sur les bas salaires, les fameux allégements Fillon.  Au total, l’État exonère les entreprises de cotisations sociales pour un montant de 30 milliards d’euros par an. A quoi s’ajoutent d’autres subventions. La facture est en définitive de 47 milliards.
Par nature ces dispositifs d’aide visent les populations les plus vulnérables….les moins diplômés ou les moins expérimentés ou les plus déclassés.  Avec une certaine efficacité d’ailleurs. Ces politiques ont réussi, depuis 1994, à stopper la baisse de tendancielle de l’emploi peu qualifié dans l’emploi total. Il faut savoir que la France détient un taux d’emploi des moins diplômés parmi les plus élevés d’Europe…. Mais aussi un  taux d’emploi des plus diplômés parmi les plus faibles d’Europe. 
Autrement dit, la France mobilise 2,4 % de son PIB à enrichir sa croissance en emplois peu qualifiés. C’est là toute l’ambiguïté d’une politique, même efficace, de traitement social du chômage.  D’ailleurs, très rares sont les pays de l’OCDE qui ont appliqué des politiques de baisses des charges ciblées sur les bas salaires : c’est le cas de la Belgique, et dans une bien moindre mesure de l’Irlande et du Royaume-Uni. 
Tous les autres pays appliquent des taux constants…. Voir même des taux décroissants avec le salaire : c’est le cas notamment de l’Allemagne, de la Corée, des Pays-Bas, des Etats-Unis….et j’en passe.
Le cas de la France est alors saisissant avec un taux de 17,6 % au niveau du SMIC … qui augmente jusqu’à 42,6 % pour les salaires plus élevés.  On comprend alors qu’au lieu d’investir pour renforcer leur productivité, les entreprises puisent dans une main d’œuvre peu qualifiée mais subventionnée à faible salaire. Et elles paient probablement aujourd’hui le prix de cette stratégie.
La comparaison entre France et Allemagne sur le profilage des charges sociales est édifiante. Les charges sociales pénalisent bien plus l’emploi qualifié en France qu’en Allemagne…. Et l’écart va croissant. Or c’est bien sur leur capacité à produire des biens à forte valeur ajoutée que l’Allemagne et le nord de l’Europe creusent aujourd’hui l’écart. 
La France fait ainsi cavalier seul. Et l’on peut alors s’interroger sur le rôle de cette stratégie dans nos déboires à l’exportation. En subventionnant surtout les secteurs denses en emplois peu qualifiés…. l’Etat accorde depuis des années et des années une prime aux secteurs les moins exposés à la concurrence internationale … les moins créateurs de valeur…. au premier rang desquels les services aux ménages et le commerce. Cherchez l’erreur.

Olivier Passet, Politique de l’emploi : la France persévère dans l’erreur, une vidéo Xerfi Canal


Publié le jeudi 13 septembre 2012 . 4 min. 08

Mots clés :

Economie française

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