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Mon billet libéral du jour porte sur la réforme des retraites. Il ne s’agit pas ici d’aborder la problématique des carrières longues ou les métiers pénibles. De discuter des effets comparés de l’allongement de la durée de cotisation par rapport au report de l'âge de départ. Ou encore de la nécessité ou pas de réformer.

Non, je voudrais traiter le sujet dans une perspective générationnelle. Puisque dans un régime par répartition, les actifs paient pour les inactifs.

Dans son livre Le grand vieillissement, c’est sous l’angle démographique que Maxime Sbaihi aborde le sujet. Le point de départ de son analyse : la distribution de colis alimentaires à des étudiants pendant le confinement.

Mais que s’est-il passé dans notre pays, riche et protecteur, pour en arriver là ? Ces images de jeunes sans argent pour se nourrir n’étaient pas anecdotiques, mais révélatrices, nous dit l’économiste.

Révélatrice de quoi ? D’un changement de paradigme profond. En 1962, le fameux rapport du conseiller d’Etat Pierre Larroque, un des pères de la Sécu, pouvait affirmer : « La vieillesse est synonyme de pauvreté. »

A présent, c’est la jeunesse qui l’est.

Maxime Sbaihi décrit la situation : « Le pauvre d’antan était un retraité sur la fin de sa vie, le pauvre aujourd’hui est un jeune confronté à l’avenir. En soixante ans, tout s’est inversé. »

Les chiffres de l’Insee sont d’ailleurs parlants : le taux de pauvreté est le plus bas chez les plus de 65 ans. Et il est le plus haut chez les moins de 30 ans.

Avec comme conséquence, une rupture historique : pour la première fois en période de paix, une génération d’actifs est dans une situation plus difficile que celle de ses parents, au même âge.

Il faut dire que les boomers, et en particulier les effectifs de la première vague, se sont retrouvés – pour reprendre l’expression de Maxime Sbaihi – au bon moment au bon endroit pour bénéficier de hausses de niveau de vie jamais vues : début de carrière avec une forte croissance, et fin de vie professionnelle dans les conditions sans précédent.

A cela s’ajoute un patrimoine toujours plus concentré. En 1986, le patrimoine net médian des trentenaires était supérieur de 45% à celui des plus de 70 ans. Il est aujourd’hui trois fois plus faible. Maxime Sbaihi insiste : les boomers ont une telle mainmise sur le marché immobilier français qu’il ressemble à s’y méprendre à une rente générationnelle…

C’est un cas unique en Europe, mais c’est ainsi : ces boomers jouissent aujourd’hui d’un niveau de vie en moyenne supérieur à celui de toute la population française.

Parce que pour les moins de 30 ans, c’est la croissance ralentie, le chômage et les crises à répétition.

Prenons la crise pandémique. Les retraités ont été épargnés puisque, par définition, leurs revenus primaires sont insensibles à la conjoncture. Crise ou pas crise, chaque mois, 26 milliards d’euros sont prélevés sur les salaires des actifs et reversés instantanément sous forme de pensions.

Pour les jeunes, à l’inverse, c’est la double peine : ils ont subi les restrictions de liberté et les pertes d’emploi ou de revenus. Le tout, nous rappelle Maxime Sbaihi, pour protéger leurs aînés du virus.

C’est en gardant ce contexte en tête qu’il faut transformer notre système de retraite. Sauf à renoncer au régime par répartition, ce sont les actifs qui paient tout avantage supplémentaires ou qui paieront les déficits. Au prix d’une accentuation de la loi de Maxime Sbaihi : plus la France vieillit, plus les actifs triment et plus les jeunes trinquent.

Jusqu’à quand ?


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