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Assurance-vie : obtenir de meilleurs rendements

Enregistré le lundi 30 avril 2018 . 3 min. 35

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Kamikazes les épargnants français ? En matière d’assurance-vie, ils prennent en tout cas davantage de risques aujourd’hui. Et l’inventivité des assureurs y est sans doute pour quelque chose.


Cela fait maintenant 10 ans que les taux de rendement des fonds en euros baissent. Ils sont tombés fin 2017 à 1,6% net des frais de gestion. Et ça c’est avant prélèvements sociaux… Le placement favori des Français — et ses 1 700 milliards d’euros d’encours — ne rapporte donc plus grande chose et décourage une partie des épargnants à y accroître leurs dépôts. Les cotisations sur ces supports ont ainsi reculé de plus de 13% en 10 ans.


L’assurance-vie est également confrontée à un resserrement du cadre réglementaire et fiscal qui pourrait décourager certains épargnants. La loi Sapin 2 prévoit ainsi le blocage des retraits sur les contrats d’assurance-vie en cas de hausse brutale des taux d’intérêt. À cela s’ajoute la réforme de la fiscalité avec la fameuse flat tax. Tous les revenus du capital mobilier — c’est-à-dire les intérêts, dividendes et plus-values notamment — sont dorénavant taxés au taux unique de 30%. En matière d’assurance-vie, la flat tax sera surtout pénalisante pour les contrats supérieurs à 150 000 € d’encours. Les revenus fonciers, les PEA et le Livret A ne sont en revanche pas concernés. En tout état de cause, au-delà de leurs impacts réels, les effets de ces deux lois sur les épargnants sont avant tout psychologiques et rendent l’assurance-vie relativement moins attractive.


L’heure est donc à l’offensive commerciale et marketing chez les acteurs du marché de l’assurance-vie. Et pour ce faire, ils mettent le paquet depuis plusieurs années sur les supports en unités de compte. Alors certes, ces produits comportent un risque de perte en capital. Mais ils sont bien plus rémunérateurs pour les investisseurs. Et ils permettent de mieux assurer l’équilibre financier des compagnies d’assurance qui doivent par ailleurs satisfaire aux règles prudentielles.


Pour accélérer ce redéploiement vers les supports en unités de compte, et mieux répondre aux attentes des clients en matière de sécurité et de rendement, des solutions innovantes apparaissent. Se sont ainsi multipliées les offres garantissant le capital à l’issue d’une certaine échéance et celles limitant les pertes en capital. Objectif : répondre aux attentes des Français, très attachés à la sécurité des placements, qu’ils citent comme premier avantage de l’assurance-vie, après les avantages fiscaux. Un nouveau créneau de l’assurance-vie a également émergé suite à la loi Macron de 2015. Il s’agit des supports en unités de comptes permettant d’investir dans des entreprises via le private equity. Le risque n’est bien sûr pas nul pour l’épargnant. Mais les fonds collectés financent en fonds propres les entreprises françaises non cotées, ce qui est plutôt positif pour l’économie nationale.


Et les résultats de cette offensive sur les unités de comptes sont là : les cotisations sur ces supports ont bondi de 30% en 2017 pour représenter un peu moins d’un tiers des cotisations des contrats d’assurance-vie. La faible volatilité des marchés financiers a sans doute aussi beaucoup contribué à ce résultat. Les premiers chiffres de 2018 laissent également espérer encore un excellent cru pour ces supports. De quoi redonner le sourire aux épargnants et aux assureurs, à condition bien sûr que les marchés financiers restent sages…


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