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https://player.vimeo.com/video/349005563?autoplay=1 Cathy-Alegria-La-chimie-du-vegetal-a-l-horizon-2022-306345940.jpg
28/08/201903:08

La filière de la chimie du végétal s’apprête enfin à concrétiser certaines promesses. Avec quelques années de retard, plusieurs sociétés de biotechnologies, tels que Metex, Afyren et Evertree, sont en passe d’industrialiser leurs procédés pour s’attaquer à des marchés de commodités plus importants et répondre à une demande croissante. Cette dynamique en faveur des produits chimiques verts, notamment dans les cosmétiques et détergents, a soutenu la croissance des entreprises de cette filière dont le chiffre d’affaires a progressé de 4% en 2018 selon l’étude Xerfi-Precepta.

Mais des doutes subsistent quant à la capacité de cette filière à être compétitive. D’abord parce que le mur d’investissement pour passer le cap industriel reste très difficile à franchir, malgré les atouts de l’Hexagone en matière de recherche publique et privée. Ensuite parce que la conversion à la biomasse implique des investissements importants côté clients qui doivent adapter non seulement leurs process de fabrication mais aussi leurs produits. En définitive, face à une pétrochimie ultra dominante, le potentiel de croissance de la chimie verte pourrait s’avérer fragile, d’autant que des filières alternatives fleurissent, comme la chimie animale et moléculaire. Quant à l’essor de l’économie circulaire, il pourrait bien freiner les besoins en nouveaux produits, y compris biosourcés. La directive européenne sur les plastiques à usage unique votée en mai 2019 vise ainsi plusieurs types de produits, qu’ils soient issus d’hydrocarbures ou de plastique biosourcé.

Pour sortir de la comparaison avec la pétrochimie et démontrer sa valeur, la filière de la chimie verte doit donc apporter des propriétés supplémentaires et répondre à un usage qui n’est pas servi par les polymères classiques. Les biotechs devront également placer leurs efforts d'innovation dans une démarche écologique et démontrer leur capacité à réduire l’empreinte environnementale afin notamment d’améliorer leur image. Autre piste : l’international. Certaines entreprises se fixent des objectifs ambitieux en la matière. C’est le cas du spécialiste en extraction végétale Berkem qui compte réaliser 50% de son chiffre d’affaires à l’étranger d’ici 5 ans, contre 20% actuellement. Mais pour se développer et réduire les risques inhérents à leur business model, les biotechs de la chimie verte sont aussi en quête de fonds propres. Au-delà des profils d’investisseurs financiers comme Bpifrance, des agro-industriels comme Tereos et Roquette ou des groupes de chimie comme Arkéma, Total ou NorskeSkog soutiennent cette filière sous des formes diverses. Par des rachats ou prises de participation. Par des joint-ventures avec les biotech. Mais aussi par des soutiens techniques. Preuve que la chimie verte a dépassé le stade expérimental pour entrer dans une phase d’industrialisation…


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Mots clés : Energie / EnvironnementIndustrieEcologieChimie vertePétrochimieBioIndustrialisation

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