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Internet est une veille technologie, inventée vers le milieu des années 1960 aux États-Unis, avec un objectif clairement influencé par l’atmosphère de la Guerre Froide : il s’agissait à l’époque de mettre les principaux ordinateurs du pays en réseau afin de conserver une puissance de calcul, même en cas de frappe nucléaire soviétique. Pendant une trentaine d’années, Internet est resté une technologie confidentielle, utilisée uniquement par les militaires et quelques universitaires. Il faut dire que son utilisation, à base de lignes de codes et de protocoles de communication abscons, était particulièrement rébarbative.


Tout change au début des années 1990 avec l’invention du Web, c’est-à-dire du protocole http, ces fameux liens hypertexte sur lesquels vous pouvez cliquer pour aller d’un site à l’autre à l’aide de votre navigateur. Soudainement, Internet devient une technologie accessible à tous. Contrairement à ce que vous pourriez penser, le Web n’est pas une invention américaine, mais européenne, puisqu’il a été mis au point par un Anglais, Tim Berners-Lee, au CERN à côté de Genève, en Suisse. Depuis cette date, on a pris l’habitude de découper l’histoire du Web en deux étapes successives, que l’on a appelées rétrospectivement le Web 1.0 et le Web 2.0.


Le Web 1.0 a duré une quinzaine d’années, entre le début des années 1990 et le milieu des années 2000. A l’époque, le fonctionnement du Web reproduisait celui des grands médias classiques comme les journaux, la radio ou la télévision. Des rédacteurs produisaient du contenu que les internautes se contentaient de consommer. C’était une vision verticale, hiérarchique, dans laquelle l’utilisateur n’était rien d’autre qu’un lecteur. C’est encore plus ou moins le fonctionnement des sites des grands journaux d’information, à condition que vous retiriez les commentaires des lecteurs.


Tout change au milieu des années 2000 avec le décollage de Facebook, de Wikipédia, de YouTube et des autres réseaux sociaux, pour donner naissance à ce que l’on appelle le Web 2.0. Désormais, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui produisent l’essentiel du contenu. Il s’agit d’un Internet participatif, où chacun peut à la fois lire mais surtout écrire, déposer ses photos, poster ses vidéos et donner son avis sur tout et n’importe quoi. Cependant, ce Web 2.0 reste fortement centralisé, avec une poignée de plateformes, les fameuses GAFAM – auxquelles s’ajoutent notamment TikTok ou Twitter – qui contrôlent l’essentiel des données et qui exploitent votre vie privée pour la revendre à des annonceurs, afin de toujours mieux cibler leurs publicités.


En réaction à cette mainmise sur notre intimité, certains parient sur une troisième étape, appelée le Web3, et non 3.0, mais ce n’est apparemment pas à cause du jeu de mot en anglais entre « Three », qui veut dire « trois » et « Free », qui veut dire « libre ». Le principe du Web3 – donc du Web libre – consiste à exacerber la dimension participative en décentralisant non seulement la production mais aussi la possession des données. Cette volonté de se libérer de l’emprise des plateformes repose notamment sur l’utilisation de logiciels libres et de blockchains : vos données sont partagées entre les différents utilisateurs, sans que l’intermédiation d’un Google, d’un Amazon ou d’un Meta ne soit nécessaire. Bien entendu, cette ambition est au moins autant politique que technologique, puisqu’il s’agit de rendre aux utilisateurs la liberté d’utiliser leurs données à leur guise. Comme le bitcoin à ses débuts, qui consistait à s’affranchir du contrôle de la monnaie par les Etats, le Web3 s’apparente donc à un projet authentiquement anarchiste. Reste à vérifier que cette belle utopie ne basculera pas elle aussi dans la spéculation vorace et le cauchemar énergivore. D’ici là, n’oubliez jamais ce dicton d’informaticiens : « le cloud, ce n’est que le disque dur de quelqu’un d’autre. »


Publié le lundi 30 octobre 2023 . 4 min. 06

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