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Les "licornes", ce n'est que de la com'

Publié le lundi 24 octobre 2022 . 4 min. 04

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En 2019, le Président de la République française, Emmanuel Macron, a donné pour objectif que la France compte 25 licornes en 2025. Cocorico, ce nombre a été atteint dès janvier 2022, avec trois ans d’avance, ce dont le Président a pu se féliciter sur Twitter. Il souhaite désormais que la France compte pas moins de 100 licornes en 2030. Bien sûr, avoir donné naissance à 25 licornes constitue incontestablement un signe positif pour la vitalité de notre économie. Vous connaissez ainsi certainement BackMarket, BlaBlaCar, Deezer, Doctolib, Lydia, ManoMano, OVH, Veepee ou VestiaireCollective. Cependant, cette liste est contestée : suivant les sources, les entreprises ne sont pas exactement les mêmes, et le nombre de licornes ne fait pas consensus. Apparemment, il est difficile de compter les licornes.


Le terme « licorne » a été proposé pour la première fois en 2013 par Aileen Lee, une analyste du fonds américain Cowboy Venture dans un article du site TechChrunch, et depuis il est entré dans le langage courant du monde des startups. Début 2022, certains analystes ont ainsi dénombré plus de 1 000 licornes dans le monde. Formellement, la définition d’une licorne est simple : il s’agit d’une entreprise non-cotée en Bourse, qui n’est pas une filiale d’un groupe, et qui est valorisée au moins un milliard dollars. Certains ajoutent à cette définition un critère supplémentaire : une licorne doit avoir moins de 10 ans.
Malheureusement, si vous suivez cette définition à la lettre, la liste des licornes française est quelque peu écornée : OVH est coté en Bourse depuis avril 2021, BlaBlaCar, Deezer et Veepee ont été créées il y a plus de 10 ans, et d’autres licornes considérées comme françaises ont déménagé leur siège aux États-Unis. De plus, la valorisation de 1 milliard pose elle aussi problème, puisqu’elle repose sur une extrapolation des prises de participation effectuées par les investisseurs, dont les détails ne sont pas toujours publics : vous ne savez pas toujours quelle part du capital a été achetée, ni à quel prix.


Il existe au passage beaucoup d’autres catégories, dont les « minicorns », dont la valorisation dépasse seulement 1 million, et parmi elles les « soonicorns », qui sont des licornes en devenir. À l’autre bout du spectre, on parle aussi de « décacornes », qui ont une valorisation supérieure à 10 milliards. Mi 2022, on comptait un record de plus de 50 décacornes dans le monde, dont Uber (pourtant fondé en 2009 et coté depuis 2019), la fintech britannique Revolut ou encore Shein, le site chinois de vente de vêtements en ligne. Les investisseurs américains soulignent d’ailleurs que sur les 20 plus grosses décacornes, il y a 8 américaines, 6 chinoises et seulement 3 européennes, dont aucune française, ce qui fait qu’ils qualifient parfois nos licornes hexagonales de « poneycorns ».


Certains parlent même désormais d’hectocornes, c’est-à-dire de startups dont la valorisation dépasse les 100 milliards, mais cette espèce ne compte jusqu’à présent que deux spécimens : ByteDance, la maison mère chinoise de Tiktok, et SpaceX (dont la création par Elon Musk remonte cependant à 2002).


Enfin, pour insister sur le fait que la valorisation ne fait pas tout et que l’important, pour une entreprise, reste la capacité à dégager une rentabilité pérenne, le fonds américain Bessemer Ventures a proposé le terme de « centaures » pour qualifier les startups ayant des revenus récurrents annuels de plus 100 millions. Les analystes ont dénombré 150 centaures dans le monde, dont 60 ont vu le jour en 2021, ce qui revient à dire que les centaures sont 7 fois plus rares que les licornes.


Au total, tout cela reste un peu flou, et lorsque vous entendrez parler de listes de licornes ou d’autres animaux mythiques, retenez que l’on est tout autant dans le domaine de la communication que dans celui de la comptabilité.


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