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Jean Coutrot, Polytechnicien, économiste et un des précurseurs du conseil en organisation en France, publia, en réaction à la grève des ouvriers de juin 1936, en juillet de la même année, un livre important intitulé « L’humanisme économique » dans lequel il poursuit une véritable ambition : reformer les entreprises et l’économie.

On y retrouve des propositions fortes et innovantes pour l’époque, pour, dit-il, rendre aux ouvriers « la joie au travail » :
Présence ouvrière dans des « commissions paritaires » par branche; conseil ouvrier avec une représentation corporative du personnel des ateliers; des unités autorégulées dans les entreprises dirigées avec des chefs choisis en accord avec les ouvriers; une limitation des rémunérations des chefs d’entreprises, la possibilité pour ceux qui ne détiennent pas de capitaux d’être à la tête d’entreprises grâce à la promotion interne; la mise en place d’une « organisation humaine et rationnelle de l’inégalité » en définissant un « taux d’inégalité normale » acceptable par les hommes, etc…

Il prendra aussi acte du retard des sciences humaines pour accompagner l’humanisme économique. Il faut, disait-il « d’extrême urgence constituer les sciences de l’homme et en dériver les techniques des problèmes humains, mais des techniques vraiment dignes de ce nom, c’est-à-dire dérivant de sciences réellement constituées, non pas des amas d’empirisme, de routine, de traditions, qui usurpent aujourd’hui le nom de technique en politique, en pédagogie et même en économie ».

Il joindra la parole aux actes en créant le centre d’étude des problèmes humains (CEPH) en 1937.

Ce n’est donc pas pour rien qu’on lui doit le mot « transhumanisme ». Bien que « rêveur » ou « illuminé » pourrait-on dire aujourd’hui, avec ce mot sous sa plume, il s’agissait moins d’un transhumanisme technologique que d’un transhumanisme « philosophique et social » comme le dira l’historien Alexandre Moatti, c’est-à-dire nourri de savoirs et de culture, pour faire advenir cet humanisme économique.

Presque un siècle après la publication de son ouvrage, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à cet auteur injustement oublié lorsqu’on parle de réforme des entreprises, de statut à mission etc…

Depuis au moins un siècle, nous avançons donc « tous freins serrés » comme dirait Alfred Sauvy ! C’est en effet, indubitablement, toujours la même histoire : trouver des voies de passage entre ce qu’il appelait « l’inégalité sauvage du capitalisme libéral » et la « pitance égalitaire ». A la génération actuelle de trouver, enfin, le véritable chemin à emprunter.  Espérons-le !


Publié le mardi 6 février 2024 . 3 min. 02

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