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Comment vérifier si votre poste est un bullshit job ?

Publié le lundi 4 juillet 2022 . 4 min. 13

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Bullshit jobs : que n’entend-on pas ce mot depuis quelques années quand on aborde la question du travail !

La traduction française peut choquer les oreilles : ce sont les « boulots à la con » c’est-à-dire des boulots qui n’ont pas de sens, encore moins pour ceux qui les pratiquent. « Une forme d’emploi rémunéré si totalement inutile, superflue ou néfaste que même le salarié ne parvient pas à justifier son existence, bien qu’il se sente obligé de faire croire le contraire » nous dit David Graeber. Ils sont à distinguer des « boulots de merde » (shit jobs) qui sont eux, essentiels mais souvent ingrats et trop mal payés.

Les bullshit jobs sont au contraire occupés par des diplômés bien rémunérés et même « auréolés d’honneur et de prestige  »
Nous devons cette expression « bullshit jobs », à David Graeber qui a développé cette idée dans un billet publié en 2013 dans la revue en ligne Strike, qui a connu un succès viral, déclenchant pléthore de témoignages de travailleurs s’y reconnaissant. Le livre « Bullshit Jobs » est paru en 2018, enrichi de tous ces témoignages.

La raison de l’existence de tant de bullshit jobs ? Alors que la technologie devrait nous délivrer du travail, ou du moins l’alléger, il n’en ait rien. Au contraire, on multiplie la création de bullshit jobs. Graeber a comme thèse qu’ils sont le signe de la centralité du travail dans nos vies, et l’idée que l’objectif du travail dans nos sociétés est davantage disciplinaire qu’économique. Ainsi, l’absence de temps libre permet de mieux surveiller et contrôler les citoyens.

David Graeber définit 5 catégories de bullshit jobs : les larbins, les sbires, les sparadraps, les cocheurs de case et les petits chefs.

Il faut reconnaitre que les catégories sont assez nébuleuses et regroupent des métiers très hétérogènes. Les nombreux témoignages recueillis dans l’ouvrage reflètent le ressenti des gens vis à vis de leur travail mais le dialogue se fait finalement plus autour des tâches que des métiers en soi.

Alors, auriez-vous envie de passer votre activité au crible du «bullshitt test » ?

Prenez une semaine type et notez toutes vos activités et ensuite, regardez celles qui relèvent des catégories suivantes :
Des moments que vous employez à « faire-valoir », à mettre en valeur vos supérieurs hiérarchiques ou vos clients, selon la nomenclature de Graeber : un travail de larbin.

Des tâches à réaliser sans véritable sens pour votre entreprise mais qu’il faut faire pour contrer les concurrents : des actions de sbire.

Les heures que vous passez à réparer des problèmes qui auraient pu être évités, à réduire des dysfonctionnements, des tâches « sparadrap ».

Des tâches que vous faites parce que c’est la procédure alors que vous savez très bien que ces informations ou ces actions ne serviront à rien car elles n’ont aucune importance pour personne dans l’entreprise, faire croire suffit. C’est la catégorie : « cocheurs de cases »

Et enfin, tous les moments passés à contrôler des personnes qui n’en ont pas besoin car elles sont parfaitement autonomes, ou encore ceux où vous vous attachez à reproduire un système auquel vous ne croyez pas ! Procédures, recrutements, une reproduction managériale pour alimenter le système et à être dans la conformité. Ce sont les tâches « petit chef ».

Si toutes ces bullshit tâches dépassent les 50% de votre temps de travail, il faut certainement vous poser la question de rester !  Sinon les dégâts peuvent être significatifs : démotivation, désengagement, arrêt maladie, départ pour un job moins débilitant …

Faire le point est déjà une façon de sortir de sa zone de confort, et de peut-être rendre votre job moins bullshit !


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