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Je vous propose aujourd’hui de défier le sens commun avec une interrogation provocatrice : l'emploi pourrait-il, contre toute attente, contribuer à générer du chômage ?"


Oser affirmer que l’emploi fabrique du chômage ! La proposition semble en effet absurde ! L’emploi, c’est le contraire du chômage, et plus on a de personnes en emploi, moins on en a au chômage !


C’est ne regarder que les statistiques, de façon paresseuse et court-termiste.


Si on regarde le phénomène dans sa profondeur, on ne peut que constater que l’emploi crée le chômage. Il est facile d’en identifier les causes et de là, des voies de remédiation.


Ainsi, il faut admettre que le problème n’est pas « de SORTIR du chômage » mais bien « DE NE PAS Y ENTRER ».
Pour cela, il faut rester « EMPLOYABLE ».


Cette employabilité a deux leviers : la mise à jour constante des compétences métiers et un état d’esprit qui permet de rester agile et d’envisager la mobilité professionnelle sans angoisse.


Une fois écartés les chômeurs « par confort » (quel pourcentage ?) c’est-à-dire ceux qui utilisent le système pour gagner en flexibilité entre deux emplois, ou travailler le moins possible. Il y a la grande majorité qui ne « trouvent pas » car n’ayant pas ou plus les compétences attendues pour tel ou tel poste, ou restant bloqués à l’idée de changer de poste, de métier, d’entreprise et de ville, le cas échéant.


Comment peut-on devenir à ce point inemployables, alors qu’on était en emploi ?


Force est de constater que l’emploi peut créer de l’incompétence !


En effet, trop d’employeurs ne prennent pas le temps de former leurs collaborateurs. Ou seulement sur des aspects très techniques et quand il y a obligation. Les formations aux sujets prospectifs, aux connaissances génériques, aux soft skills, à la capacité à se remettre en cause, à apprendre à apprendre, et à désapprendre, à la résilience … sont complètement absentes. Or ce sont ces compétences qui permettent le maintien de l’employabilité.


Quelles sont les causes de ce déficit de formation ?


• La formation est vue comme un coût (le prix, le temps), pas comme un investissement immatériel
• Une vision réductrice d’un emploi limitée à la productivité et à la performance,
• L’âgisme : à partir d’un certain âge (50 ans ?) les personnes sont jugées comme plus en capacité d’évoluer
• La consultocratie quand il vaut mieux prendre un consultant que mobiliser les compétences de ses collaborateurs
• Les changements organisationnels fréquents, qui bousculent les compétences à un rythme effréné
• La recherche de polyvalence et d’agilité : or, les compétences transversales ne suffisent pas.
• La multiplication des process, des plateformes, des automatisations qui sont de puissants dissolvants à compétences, puisqu’ils réduisent toute initiative
• L’excès de confiance dans sa pratique professionnelle, sans remise en cause régulière des connaissances et des compétences qui, du coup, ne sont plus en phase avec les évolutions du contexte.


On en arrive donc à un paradoxe : plus l’emploi est sécure, plus les personnes sont performantes, moins on se remet en cause, et plus on fragilise l’emploi de demain, de façon individuelle comme collective.


L’emploi d’aujourd’hui nuit gravement à l’emploi de demain ! Mais on peut y remédier, si on attaque le problème à la racine.


Source : mon livre « la Kakistocratie ou le pouvoir des pires », EMS, 2024 et Y.F. Livian « Les organisations productrices d’incompétence », congrès AGRH 2009


Publié le mardi 11 juin 2024 . 3 min. 56

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