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https://player.vimeo.com/video/390428725?autoplay=1 Isabelle-Barth-Les-effets-devastateurs-du-chouchou--306346764.jpg
24/02/202003:26

Tout le monde connait le concept de « chouchou ». Petit rappel pour ceux qui arriverait de Mars : être le chouchou renvoie à l’idée d’être perçu comme le préféré d’une personne ayant un rôle important dans la vie d’un groupe. On est le chouchou de son papa ou de sa maîtresse d’école. On peut aussi être le chouchou du patron dans le monde du travail.


Comment détecte-ton le chouchou (ou la chouchoute bien sûr) ? Il (ou elle) est l’objet de préférences, de petits privilèges, de qualificatifs positifs, de gestes affectueux, qui lui sont réservés de façon exclusive ou de façon plus abondante. Cela peut aller jusqu’à des largesses en cadeaux ou en dons financiers, ou encore à des accès facilités. Bref, il existe avec le phénomène du chouchou, un déséquilibre de traitements, entre le favori et les autres. Attention, être le chouchou n’est pas toujours une situation enviable, car ce statut amène automatiquement l’envie et la jalousie du groupe.


Mais que vient faire cette question du chouchou dans une vidéo s’inscrivant dans une réflexion managériale ? Vous le comprenez parfaitement, le phénomène du chouchou existe aussi dans le monde du travail ! Dans une équipe, il peut y avoir ce sentiment qu’une personne est mieux aimée, mieux traitée et bénéficie de faveurs ressenties comme injustes ou inéquitables. Cela peut ostraciser la personne désignée, et pénaliser sa vie au quotidien. À tous les coups, ce favoritisme pèse sur l’ambiance et peut dégrader largement le climat de travail.


Étonnamment, peu de recherches ont étudié ce phénomène en sciences de gestion alors que beaucoup analyse le sentiment de justice perçue. C’est le cas de la théorie LMX pour LEADER MEMBER EXCHANGE, proposée par Graen et Uhl-Bien en 1995, et qui s’inscrit dans les théories du leadership. Cette théorie suggère qu’un manager peut ne pas traiter tout le monde de façon égale. Cette théorie analyse la relation entre un leader et ses subordonnées « au-delà des compétences ». La force de la relation incluant : confiance/soutien/reconnaissance/empowerment et récompenses économiques. La théorie LMX montre qu’il y a dans le groupe des IN et des OUT. La confiance en soi se développe alors chez les IN, renforçant encore l’appréciation positive de ses collaborateurs préférés, alors que les OUT vont, au contraire perdre cette estime d’eux-mêmes, puisque moins soutenus, et moins valorisés. Cette relation de préférence a donc un impact sur la performance individuelle.


Mais a-t-on besoin d’une théorie pour comprendre les effets dévastateurs du phénomène du « chouchou » ? Il suffit de rappeler que le sentiment de justice et d’équité est un des meilleurs vecteurs d’un climat social positif, et qu’un bon climat social est garant d’une plus grande performance des équipes. « Tous chouchous » pourrait être un mot d’ordre pour une entreprise où il fait bon travailler !


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Mots clés : ManagementEntrepriseJusticeGroupeEquipePréférences

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