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On pense souvent qu’il faut avoir deux qualités pour être un bon entrepreneur : le goût du risque et la confiance en soi. Comme l’ont montré Joseph Raffiee et Jie Feng, ces deux « qualités » sont l’apanage des mauvais entrepreneurs. Les meilleurs entrepreneurs sont ceux qui rechignent à prendre des risques et qui n’ont pas confiance en eux.


Pour comprendre ce résultat surprenant, il faut distinguer deux types d’entrepreneurs : ceux qui quittent l’entreprise dans laquelle ils travaillent pour créer leur propre entreprise et ceux qui créent leur propre entreprise tout en continuant à travailler dans une autre entreprise. Aux Etats-Unis, 10% des entrepreneurs sont actuellement dans ce cas. On les appelle entrepreneurs « hybrides » (parce qu’ils sont à la fois salariés et entrepreneurs).


Par rapport à l’entrepreneuriat classique, l’entrepreneuriat hybride permet aux entrepreneurs en herbe des répondre à deux questions avant de véritablement se lancer : (1) mon idée est-elle bonne ? (2) ai-je les compétences pour la mettre en œuvre ? Si les réponses à ces deux questions sont positives, il démissionne et se consacre pleinement à son projet. Si les résultats sont négatifs, il l’abandonne. In fine, cette technique permet de réduire d’un tiers la probabilité de faire faillite. Ce résultat est d’autant plus intéressant que les entrepreneurs « hybride » consacrent beaucoup moins de temps à leur entreprise que les entrepreneurs classiques !


Qui sont les entrepreneurs « hybrides » ? Comme on pouvait un peu s’y attendre, ce sont ceux qui rechignent le plus à prendre des risques et qui ont le moins confiance en eux. Ceux qui n’ont peur de rien et qui croient en leur bonne étoile n’hésitent pas à se lancer … mais les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. On aboutit alors au paradoxe selon lequel les entrepreneurs qui connaissent les plus grands succès sont ceux qui aiment le moins le risque et qui ont le moins confiance en eux !


On sait depuis longtemps que de nombreux entrepreneurs à succès ont créé leur propre entreprise tout en continuant à travailler dans une autre entreprise. On cite souvent les exemples de Steve Jobs et de Steve Wozniak (les deux fondateurs d’Apple), de Pierre Omidyar (le fondateur d’eBay) et même d’Henry Ford (qui travaillait pour Edison lorsqu’il a créé son entreprise). Pourquoi ne pas les imiter ? Avec le développement des technologies de l’information, il est de plus en plus facile de tester une idée … tout en continuant à travailler dans une entreprise.


Source : Raffiee, J., & Feng, J. (2014), “Should I Quit My Day Job?: A hybrid path to entrepreneurship”, Academy of Management Journal, 57, 936-963.


Publié le mardi 27 septembre 2016 . 2 min. 42

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