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16/10/201903:24

Rien ne désespère l’épargnant français, pas même la faiblesse des rendements des assurances-vie. Placement préféré des ménages, les contrats en euros connaissent en effet un véritable afflux de demande, toujours plébiscités pour leur sécurité, leur simplicité. Ils sont également promus par des canaux de distribution puissants en tête desquels les bancassureurs. Ainsi, après un bilan 2018 favorable, la collecte brute devrait atteindre un nouveau sommet en 2019. Les encours d’assurance-vie, eux, se sont établis à 1 700 Md€ en 2018, en hausse de plus de 3% par an depuis 2011.


Pour rendre l’assurance-vie toujours attractive dans un contexte de taux durablement bas, les acteurs du marché se doivent d’adapter leur modèle d’affaires. Ils sont notamment contraints de rééquilibrer leur portefeuille au profit des contrats en unités de compte, où l’épargne est investie sur les marchés actions ou immobiliers. La part des UC dans les encours totaux d’assurance-vie ne cesse ainsi d’augmenter, passant de 15% en 2011 à 20% en 2018. Mais les effets de cette politique pourraient être de courte durée en raison, notamment, de l’accélération de la guerre commerciale sino-américaine qui accroît les risques d’instabilité sur les marchés boursiers. Déjà, en 2018, les contrats en UC ont affiché un rendement négatif en lien direct avec les contre-performances du CAC 40.


D’autres axes de développement sont empruntés par les professionnels de l’assurance-vie pour garder la confiance des épargnants et sauvegarder leur rentabilité. Facteur d’amélioration de l’offre et de la relation client, le digital constitue aussi un important levier de productivité et de réduction des coûts. Les offensives destinées à digitaliser les solutions d’assurance-vie se sont récemment multipliées, comme en témoigne le déblocage d’une enveloppe de 17 M€ par BNP Paribas Cardif pour numériser ses transactions. Toujours dans le domaine du digital, les producteurs d’assurance-vie multiplient les accords commerciaux avec les robo-advisors, nouveaux canaux de distribution à forte valeur ajoutée. Support lancé en 2014, l’euro-croissance vient aussi renforcer l’offre des acteurs en se basant sur des fonds diversifiés plus risqués que les fonds en euros. Leur rendement sur le moyen terme est théoriquement supérieur aux contrats traditionnels mais la garantie en capital n’est acquise qu'au terme d'une détention minimale de 8 ans. Si les résultats de l’euro-croissance demeurent mitigés, les pouvoirs publics à travers la loi Pacte entendent donner un nouvel élan à ce produit grâce à une simplification de l’offre et une bonification du taux de rendement en fonction de la durée de détention. Surtout, les fonds éligibles à l’euro-croissance seront plus nombreux, avec la possibilité de s’ouvrir au capital-investissement non coté. Il s’agit pour les pouvoirs publics d’orienter une partie de l’épargne des ménages vers le financement des entreprises locales, PME et ETI en tête. Un vieux rêve qui s’est toujours heurté à l’aversion à la perte des Français.


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Mots clés : Banque, finance, assuranceEpargneDigitalPlacementSécuritéAssurance vie

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