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Il est courant d’entendre parler dans les débats d’industrie du futur, d’industrie 4.0 ou encore de Smart Facturing. Mais que se cache-t-il derrière ces mots ? Le concept d’industrie 4.0 est né en Allemagne face le constat des industriels allemands d’une nécessité de renouveler leur système productif pour répondre à de nouveaux défis : montée en puissance des pays émergents d’une part et entrée sur le marché de nouveaux acteurs du numérique d’autre part. On peut se demander pourquoi parler de « 4.0 » ? Tout simplement parce que les Allemands considèrent que nous sommes entrés dans une quatrième révolution industrielle. Par la suite, chaque pays a développé sa propre stratégie avec sa propre sémantique comme la France avec le terme « industrie du futur ».

Trop souvent résumé à ses composantes technologiques : machines connectées, cobotique, réalité augmentée, fabrication additive, etc., l’industrie 4.0 est bien plus que cela. Il est vrai que ces briques technologiques offrent une capacité d’optimiser les processus de production et d’améliorer les marges des entreprises industrielles. Mais c’est une erreur de la réduire à cela car elle est bien plus ! Elle est la remise en question des stratégies industrielles des entreprises y compris les mécanismes de création de valeur. Autrement dit, il s’agit d’un changement de paradigme : après l’ère de production de masse qui a caractérisé la troisième industrielle, nous sommes entrés dans une ère de personnalisation de masse où la production ne repose plus sur un effet d’échelle et de volume mais sur une production flexible et localisée à proximité de la demande. L’expérience client et l’usage du produit sont vus comme prégnant par rapport au seul produit.

Cette révolution se traduit également dans l’organisation des entreprises. En effet, les organisations du travail rigide héritée du taylorisme sont bousculées par l’émergence de nouveaux modèles : plus flexibles et avec une décentralisation de la prise de décision. Si les tâches les plus redondantes et répétitives sont amenées à disparaître progressivement, cette révolution nécessite de nouvelles compétences et de nouveaux savoir-faire que l’industrie peine aujourd’hui à drainer.

Certains diront que cette vision de l’industrie tient du rêve et qu’elle n’est pas réaliste pourtant nous pouvons déjà citer plusieurs exemples : la Speedfactory d’Adidas en Allemagne qui permet de fabriquer des chaussures de sport sur-mesure et au plus près des consommateurs, le fabricant japonais de machines-outils Okuma avec ses usines Dream Site où il n’y a aucune intervention humaine de la mise en place du matériau à l'usinage final ou encore l’entreprise Local Motors aux États-Unis qui produit des automobiles en très petite série dans ses « micro-usines ». Plus près de nous, nous pouvons citer l’exemple de l’usine du groupe Salm (Cuisines Schmidt), située à Sélestat en Alsace, qui produit de manière presque totalement automatisée des cuisines sur-mesure.

L’industrie 4.0 est une opportunité unique de repenser notre système productif et de maintenir une industrie forte et renouvelée en France. Résumé le passage à l’industrie du futur à une réduction drastique des emplois est une erreur grossière. En revanche, les transformations en cours ont besoin d’être anticipées pour envisager l’émergence de nouveaux modèles que ça soit sur le plan financier, social ou du travail. 

Mais encore faut-il que la France prenne se tournant de manière déterminée. Une impulsion donnée par une  vraie politique productive serait un atout, voire une ardente nécessité.


Publié le lundi 3 juin 2019 . 4 min. 00

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