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ACCUEIL ECONOMIE Libre propos La fin du Quantitative Easing...
https://player.vimeo.com/video/281237284?autoplay=1 Christian-Chavagneux-Christian-Chavagneux-La-fin-du-Quantitative-Easing-Pas-vraiment--7894.jpg
26/09/201803:11

Le mois de septembre 2018 a vu les rachats de titres financiers par la Banque centrale européenne passés de 30 milliards d’euros par mois à 15 milliards, avant de tomber à zéro en janvier 2019. La banque centrale américaine a également réduit puis mis fin à ses achats de titres entre 2013 et 2014. Est-ce la fin de ces politiques originales de Quantitative Easing ? Pas vraiment.

 

Les deux banques centrales détiennent pour plus de 4000 milliards de dollars et d’euros de titres financiers, dont les intérêts leur sont payés et le capital remboursé au fur et à mesure que tombent les échéances. La banque centrale américaine a réinvesti à chaque fois ces montants jusqu’en octobre 2017, ne commençant à véritablement réduire le volume des titres qu’elle détient qu’à partir de ce moment-là. La BCE continuera de son côté à réinvestir chaque mois les montants touchés, environ 17 milliards d’euros, et n’a pas encore indiqué quand elle arrêterait. Le bilan des banques centrales va rester élevé et pour longtemps.

 

En plus de réduire la quantité d’argent apportée à l’économie par leurs achats ou leurs réinvestissements, les deux banques centrales ont décidé d’en augmenter le coût par une remontée de leur taux d’intérêt directeur. Mais elles ont pris leur temps pour le faire. Elles prennent le soin d’annoncer à l’avance leurs décisions, ce que les économistes baptisent de politique de forward guidance, de guide pour le futur. La banque centrale américaine a commencé ses hausses en décembre 2015 et s’y attelle très progressivement ; la BCE a indiqué qu’elle ne commencerait le mouvement au plus tôt qu’après l’été 2019. Jusqu’à quel niveau ? Les économistes nous disent que celui qui permet aux économies américaines et européennes d’évoluer sans tensions se situent autour de 2,5 – 3 %. Pas très élevé.

 

Sortie progressive du QE et remontée prudente des taux vers des niveaux peu élevés, les banques centrales changent doucement de cap.

 

Un dernier mot sur la BCE. Notre banque centrale va connaître un calendrier particulier en 2019. Elle va perdre au printemps son économiste en chef, le Belge Peter Praët, et son gouverneur, l’Italien Mario Draghi, à l’automne, deux « colombes » partisans d’une politique monétaire de soutien durable à la croissance. De plus, le Français Benoît Coeuré, chargé des relations avec les investisseurs financiers, devrait quitter l’institution peu de temps après. A moins qu’il ne se présente pour remplacer Mario Draghi car le poste semble ouvert : la Chancellière Angela Merkel souhaiterait plutôt un Allemand à la tête de la future Commission européenne plutôt qu’à la tête de la BCE. Les changements d’homme amèneront-ils un changement de politique ? Il faut s’attendre en tout cas à plusieurs mois d’incertitude pour la politique monétaire européenne.


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Mots clés : Europe / Zone euroPolitique économiqueBanque, finance, assuranceQuantitative easingBanque centralePolitique monétaireEconomie

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