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Enquête Xerfi : les entreprises croient en la reprise...pour 2021

Enregistré le jeudi 7 mai 2020 . 6 min. 28

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Xerfi vient de mettre en ligne une enquête fouillée auprès de 1 130 dirigeants, concernant la façon dont leur entreprise est impactée par la crise du Covid-19 : l’ampleur et la nature des difficultés auxquelles elles sont confrontées à court terme, les ajustements auxquels elles procèdent et la façon dont elles envisagent la sortie de crise.


Cet accès au ressenti des dirigeants et à leurs anticipations est extrêmement précieux. Par son ampleur et son caractère inédit, la crise a littéralement saisi les dirigeants, dynamitant toutes leurs projections, leurs stratégies et l’idée même qu’ils se faisaient de leur entreprise. Chacun perçoit qu’une perturbation de cette ampleur est de nature à enclencher des phénomènes de panique mimétiques (en matière d’emploi, d’investissement, d’épargne, etc..) qui auraient des effets délétères cumulatifs susceptibles de faire dérailler l’économie. A contrario, la solidité de la croyance dans un retour rapide à la normale est en partie auto-réalisatrice. Je ne vais m’attarder ici que sur quelques dimensions de cette enquête.


Des anticipations très hétérogènes sur le redémarrage


Face à la situation 80% des dirigeants se disent inquiets… On le serait pour moins, mais 98% se disent combatifs, 60% audacieux et 51% optimistes. Tout cela est de l’auto-évaluation certes, mais qui en dit long sur le fait qu’en cette phase de la guerre, les combattants portent encore la fleur au fusil. Les jeux ne sont pas faits. Et pour cause, lorsque l’on interroge les dirigeants sur le profil de redémarrage qu’ils entrevoient, ils sont 22% à anticiper une possibilité de rattrapage, c’est-à-dire un épisode de suractivité qui compenserait les pertes de débouchés du confinement. Ils sont encore 36% à espérer une reprise en V qui les ramènerait rapidement sur le niveau d’activité d’avant Covid, avec des dégâts circonscrits à la période de confinement. Ils sont malgré tout 42% à penser que la crise va s’étirer et ne permettra pas de recoller aux niveaux et tendances d’avant crise. Ce n’est pas tant le fait que 60% des dirigeants soient plutôt optimistes sur le profil de redémarrage qui interpelle ici. Mais l’hétérogénéité des anticipations. C’est remarquable dans un contexte aussi massivement déstabilisant… Et à mettre en rapport avec le risque de bascule mimétique dont je parlais d’entrée. Nous n’y sommes pas, heureusement, et c’est un capital précieux à préserver à ce stade de la crise. 


Cela est d’autant plus remarquable que sur la seconde partie d’avril où a été menée l’enquête, 18% des entreprises interrogées étaient l’arrêt complet, que 12,5 ont connu un épisode d’arrêt complet et que 44% sont en activité réduite… Et lorsque l’on parle d’activité réduite, il s’agit d’un flux d’activité très réduit, en retrait de plus de 50% par rapport à la normale pour 71 % des entreprises, et de plus de 70% pour 48% d’entre-elles.


Retour aux pleines capacités : un profil entre le V et le L


Le croisement de deux questions nous délivre également une information extrêmement précieuse sur la vitesse de récupération attendue de l’économie. La première question porte sur l’échéance à laquelle les entreprises escomptent redémarrer leur activité. La seconde question porte sur le délai nécessaire pour un retour aux pleines capacités. Sur la base de ces deux éléments, on peut établir une distribution au cours du temps des entreprises fonctionnant à pleine capacité. Et c’est saisissant. Elles ne sont que 18% à penser fonctionner à pleine capacité à la rentrée de septembre. Et moins d’un tiers fin octobre. En fin d’année 2020, elles ne seraient que 40% à restaurer leur pleine production et jusqu’en fin février 2021, encore la moitié à demeurer en sous-capacité. Il faudrait attendre la mi-2021 pour que 90% des entreprises tournent à plein régime. Bref, si une majorité d’entreprises croient encore à un scénario en V, c’est un V bien penché, tirant vers L, sans illusion sur la vitesse de récupération.


Du temps de gagner grâce aux dispositifs de Bercy


Face à cela, on pourrait se dire que la positivité des dirigeants fera long feu, prise dans la nasse d’une réalité macro-économique plombante. Mais ce que montre l’enquête précisément, c’est que la gestion d’urgence, la qualité des relations avec les parties prenantes, l’activation rapide des différents dispositifs de soutien de Bercy ont permis d’acheter du temps. Les entreprises ne sont pas optimistes, mais elles croient en leur résilience et en leur capacité à tenir le choc dans la durée. Moins de 5% des entreprises rencontraient en effet des problèmes de trésorerie à la mi-avril, même si 46% pensent y être confrontées d’ici la fin de l’année. Et pour cause, elles sont 75% à avoir mobilisé du chômage partiel, 60% à avoir utilisé les dispositifs de congé, 74% à avoir différé leurs échéances sociales, 43% leurs échéances fiscales, 51 % à avoir activé une ligne de crédit garantie par Bprifrance… Elles ont fait feu de tout bois?! Et fait également saisissant, au pays des gaulois réfractaires : 77% des entreprises considèrent ne pas avoir rencontré de difficultés majeures d’accès aux mesures d’urgence.
Ce survol demeure très parcellaire. Mais l’enquête détaillée est accessible en ligne sur le site de Xerfi. Elle sera de surcroît renouvelée régulièrement.


Pour surligner ce qui me paraît essentiel : les dispositifs de soutien de Bercy coûtent chers, mais le résultat obtenu n’a pas de prix. Cette action a préservé un capital de confiance qui est décisif pour limiter la casse économique à moyen terme.


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