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Les bourses des pays avancées ont toutes sévèrement dévissé entre la fin septembre et la fin octobre 2018. Si l’on compare les points hauts de ces deux mois et les points bas, les pertes ont atteint de l’ordre de 10% un peu partout. Et comme on est en octobre, et que ce mois est de mémoire celui des séismes les plus marquantes de l’histoire boursière, ceux de 1929, 1987, ou 2000, on lui a un peu vite accolé le qualificatif de noir. Disons alors gris pastel, lorsque l’on compare le récent décrochage de l’indice boursier américain, à l’amplitude des secousses historiques sur les mois de septembre et d’octobre, mesurée ici comme l’écart entre les points hauts et les point bas observés sur ces deux mois.


Ce décrochage est général, je viens de le dire, et d’ampleur similaire quelle qu’ait été la trajectoire des différentes bourses lors des dernières années. Et nulle part, il n’annule, loin de là l’acquis du rallye de hausse et de récupération plus ou moins vive qui a succédé à la chute de 2008.


Un épicentre américain


Le décryptage de ce coup de mou est moins aisé qu’il n’y paraît. Son épicentre est américain, comme souvent. Les éléments anxiogènes qui le sous-tendent ne manquent pas certes. Mais ils n’ont rien de nouveau et ne sont pas plus virulents aujourd’hui qu’hier : l’incertitude du Brexit, la peur de la guerre commerciale, la perspective d’un resserrement monétaire, la nervosité des mid-terms, les incertitudes sur le prix du pétrole. Difficile donc d’inférer que l’on tienne là les causes de la mini-crise. A cela près que les perspectives d’une croissance durablement soutenue aux États-Unis, ayant pour issue tôt ou tard une surchauffe, et une remontée plus forte que prévue des taux, monte en probabilité au vue des données les plus récentes.


Il y a bien eu des turbulences du côté des GAFAM au sommet des capitalisations. Mais là encore, rien qui fasse tendance et soit fortement corrélé. Entre les burnout ou les déclarations intempestives des uns, ou les Profit warning ou les polémiques sur l’usage des données des autres, les GAFAM connaissent des trajectoires boursières bien différenciées Mais ils se maintiennent pour l’heure en apesanteur. Il est prématuré d’interpréter la volatilité actuelle comme la manifestation d’un retournement d’anticipation concernant leur position hégémonique et leur capacité future à extraire de la valeur.


Idem, si l’on scrute les secteurs qui seraient à l’épicentre de cette défiance. Les valeurs industrielles, comme les valeurs financières ont décroché de la même façon. Les grands gestionnaires d'actifs dévissent. Depuis février de cette année, ils ont perdu plus de 30% de leur valeur, avec la menace que fait peser la remontée des taux et la montée des risques dans certaines régions du monde. Mais, le retrait des investisseurs des fonds les plus spéculatifs, ne fait pas pour l’heure système sur l’ensemble de la sphère financière. 


La fête n’est pas finie


Tout se passe en fait comme si les marchés avaient testé et joué l’hypothèse de la fin de la fête, sans y parvenir. Et il ne faut pas s’y tromper, l’hypothèse que le mois d’octobre marque un point de retournement est assez peu probable. Contrairement à l’idée répandue, les mois d’octobre ne sont pas historiquement des mois entachés d’un biais baissier. Ils sont en revanche plus volatiles et souvent au commencement d’un rallye haussier. Libérés de la peur du krach, les marchés repartent alors souvent à la hausse. Et c’est déjà ce qu’ils ont commencé à faire, alors même que la montée graduelle des incertitudes tempère depuis deux ans les ardeurs des investisseurs.


Or côté américain, avec l’accélération de la productivité et la relative modération salariale, la profitabilité des entreprises tend à se redresser, proche de ses niveaux record. Bref, le climat d’incertitude risque de peser encore longtemps sur les bourses. Et il est peu probable que passé la peur, les marchés s’engagent dans une folle fuite en avant, alors même que les fondamentaux de profitabilité pourraient y inviter. Mais c’est plutôt une chance. Notamment pour les États-Unis, qui évitent de la sorte l’exubérance qui leur a été fatale lors des précédentes reprises.  


Publié le lundi 12 novembre 2018 . 4 min. 53

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