Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


La bourse tangue, mais pas de krach en vue

Publié le lundi 12 novembre 2018 . 4 min. 53

Voir plus tard
Partager
Imprimer

Les bourses des pays avancées ont toutes sévèrement dévissé entre la fin septembre et la fin octobre 2018. Si l’on compare les points hauts de ces deux mois et les points bas, les pertes ont atteint de l’ordre de 10% un peu partout. Et comme on est en octobre, et que ce mois est de mémoire celui des séismes les plus marquantes de l’histoire boursière, ceux de 1929, 1987, ou 2000, on lui a un peu vite accolé le qualificatif de noir. Disons alors gris pastel, lorsque l’on compare le récent décrochage de l’indice boursier américain, à l’amplitude des secousses historiques sur les mois de septembre et d’octobre, mesurée ici comme l’écart entre les points hauts et les point bas observés sur ces deux mois.


Ce décrochage est général, je viens de le dire, et d’ampleur similaire quelle qu’ait été la trajectoire des différentes bourses lors des dernières années. Et nulle part, il n’annule, loin de là l’acquis du rallye de hausse et de récupération plus ou moins vive qui a succédé à la chute de 2008.


Un épicentre américain


Le décryptage de ce coup de mou est moins aisé qu’il n’y paraît. Son épicentre est américain, comme souvent. Les éléments anxiogènes qui le sous-tendent ne manquent pas certes. Mais ils n’ont rien de nouveau et ne sont pas plus virulents aujourd’hui qu’hier : l’incertitude du Brexit, la peur de la guerre commerciale, la perspective d’un resserrement monétaire, la nervosité des mid-terms, les incertitudes sur le prix du pétrole. Difficile donc d’inférer que l’on tienne là les causes de la mini-crise. A cela près que les perspectives d’une croissance durablement soutenue aux États-Unis, ayant pour issue tôt ou tard une surchauffe, et une remontée plus forte que prévue des taux, monte en probabilité au vue des données les plus récentes.


Il y a bien eu des turbulences du côté des GAFAM au sommet des capitalisations. Mais là encore, rien qui fasse tendance et soit fortement corrélé. Entre les burnout ou les déclarations intempestives des uns, ou les Profit warning ou les polémiques sur l’usage des données des autres, les GAFAM connaissent des trajectoires boursières bien différenciées Mais ils se maintiennent pour l’heure en apesanteur. Il est prématuré d’interpréter la volatilité actuelle comme la manifestation d’un retournement d’anticipation concernant leur position hégémonique et leur capacité future à extraire de la valeur.


Idem, si l’on scrute les secteurs qui seraient à l’épicentre de cette défiance. Les valeurs industrielles, comme les valeurs financières ont décroché de la même façon. Les grands gestionnaires d'actifs dévissent. Depuis février de cette année, ils ont perdu plus de 30% de leur valeur, avec la menace que fait peser la remontée des taux et la montée des risques dans certaines régions du monde. Mais, le retrait des investisseurs des fonds les plus spéculatifs, ne fait pas pour l’heure système sur l’ensemble de la sphère financière. 


La fête n’est pas finie


Tout se passe en fait comme si les marchés avaient testé et joué l’hypothèse de la fin de la fête, sans y parvenir. Et il ne faut pas s’y tromper, l’hypothèse que le mois d’octobre marque un point de retournement est assez peu probable. Contrairement à l’idée répandue, les mois d’octobre ne sont pas historiquement des mois entachés d’un biais baissier. Ils sont en revanche plus volatiles et souvent au commencement d’un rallye haussier. Libérés de la peur du krach, les marchés repartent alors souvent à la hausse. Et c’est déjà ce qu’ils ont commencé à faire, alors même que la montée graduelle des incertitudes tempère depuis deux ans les ardeurs des investisseurs.


Or côté américain, avec l’accélération de la productivité et la relative modération salariale, la profitabilité des entreprises tend à se redresser, proche de ses niveaux record. Bref, le climat d’incertitude risque de peser encore longtemps sur les bourses. Et il est peu probable que passé la peur, les marchés s’engagent dans une folle fuite en avant, alors même que les fondamentaux de profitabilité pourraient y inviter. Mais c’est plutôt une chance. Notamment pour les États-Unis, qui évitent de la sorte l’exubérance qui leur a été fatale lors des précédentes reprises.  


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER