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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses - Xerfi

 

L’année financière 2015 a été suspendue à deux questions ? Remontera remontera pas ? Concernant les taux d’intérêt, avec Janet Yellen en chef d’orchestre principal. S’écoulera, s’écroulera pas… concernant la Chine. Deux questions liées en fait, tant les incertitudes chinoises, et plus généralement sur les Brics, ont pesé sur les dilemmes de la FED.

 

Aussi mouvementée qu’elle ait été, l’année s’achève avec moins d’incertitudes qu’elle n’a commencé :
1/ La FED vient de jouer et jouera dans le futur très prudemment la partie de la remontée des taux.
2/ La Chine est en crise, mais aussi profonde soit cette crise, les marchés commencent à éprouver le fait que l’on ne soit pas dans le cas de figure habituel d’un pays ouvert entièrement soumis au va et vient des capitaux internationaux. Il y a bien une bulle du surendettement certes, mais ce n’est pas tout à fait la même chose pour un pays d’être endetté auprès de fonds internationaux, ou de l’être auprès de ses agents intérieurs. On ne peut avoir commenté pendant des années les montagnes de réserves que se constituait ce pays, et l’analyser comme si ces réserves n’existaient pas. Bref, la Chine ne va pas bien, mais c’est d’abord son affaire, et elle n’est pas dépourvue d’armes pour temporiser sa crise.
Soumise à ces deux interrogations, ce que l’on peut dire c’est que la finance a joué le yoyo. Ce qui caractérise d’année 2015, c’est d’abord la volatilité des cours et des taux.

 

Regardons les cours boursiers d’abord : après 2014, 2015 confirme le coup d’arrêt au mouvement de restauration des cours qui s’était dessiné sur les marchés européens depuis 2011 et même 2009. Mais surtout, le marché américain, a rejoint l’Europe dans le doute, alors qu’il jouait encore une partition à part en 2014. Bref disons de façon sommaire, que les bourses ne montent plus ou peu, sans faire tendance, même si pour l’heure la performance est positive en France ou en Allemagne. 

 

Le trait le plus frappant, c’est l’instabilité. Alors qu’aucune tendance ne se dégage, il y a des écarts de près de 30% entre les cours les plus hauts et ceux les plus bas en 2015 en France, de 34 % en Allemagne, et de 21% au Royaume-Uni. Aux Etats-Unis, marché le plus liquide et profond, cette instabilité est moins marquée mais néanmoins significative… comme à l’accoutumé on pourrait dire. Des indicateurs plus standards, l’écart-type des taux de croissance par exemple, confirment cette recrudescence de la volatilité sur les marchés
Côté taux d’intérêt, prenons les taux à 10 ans, qui intègrent l’état des anticipations sur la politique monétaire future et sur l’inflation future. Ce qui est clair, c’est que la crainte d’une remontée brutale et déstabilisante des taux, qui fait partie des scénarios noirs depuis quelques années, ne s’est pas concrétisée. Les taux zéro, s’installent dans le paysage comme un élément structurel. La légère remontée des taux dans la première moitié de l’année, montrent que les marchés ont anticipé un mouvement de normalisation, mais là encore très lent. Il n’en reste pas moins que la volatilité observée au jour le jour, et parfois même infra-journalière, montre là aussi qu’il existe un fond d’incertitude et probablement des prises de positions spéculatives sur les marchés dérivés, qui nous exposent à quelques incidents de parcours.

Au final, l’absence de tendance claire, et la forte volatilité journalière des marchés, indiquent que la finance manque de boussole, dans un contexte atypique, qui défie les représentations standards, difficile à analyser et à décrypter. Tout se passe comme si les marchés avaient redécouvert l’aversion au risque. Comme s’ils étaient conscients de certains plafonds de verre. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Peut-être que cela nous immunise finalement contre un autre risque. Celle d’une nouvelle vague de croissance de bulle qui nous conduirait droit dans le mur.

 

Olivier Passet, La finance mondiale déboussolée, une vidéo Xerfi Canal TV


Publié le lundi 21 décembre 2015 . 4 min. 18

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