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Macron a-t-il vraiment bradé les multinationales françaises ?

Publié le lundi 25 octobre 2021 . 4 min. 39

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Macron a-t-il bradé la force de frappe des multinationales françaises ? C’est un procès récurrent fait aux derniers présidents : la fameuse vente de la France en pièces détachées. Mais c’est une idée fausse. On peut parler de menace, de fragilisation, mais les faits à ce stade infirment cette idée reçue.


Ces grands traumas du capitalisme français depuis 15 ans


Derrière cela, de grands traumas qui ponctuent l’histoire du capitalisme français depuis 15 ans et que nous vivons comme la chronique du déclin :


- ArcelorMittal, qui tombe sous l’OPA hostile de Mittal en 2006 ;
- puis, la vente des activités énergie d’Alstom à GE entre 2014 et 2018 ;
- la fusion ensuite de Lafarge en 2015 qui devient Lafarge Holcim, puis Holcim en juillet 2021 ;
- la même année, c’est Alcatel, racheté par Nokia, puis se désagrège en sous-marques ;
- une histoire qui se prolonge sous le mandat d’Emmanuel Macron avec la fusion entre Essilor et Luxottica ;
- puis le psychodrame Veolia-Suez qui a failli se solder par un combat à mort entre les deux concurrents. Suez préférant vendre ses filiales étrangères de recyclage convoitées par Veolia à l’allemand Schwarz ou à l’australien Cleanaway ou verrouiller aux Pays-Bas le capital de son activité "eau" en France plutôt que de les voir passer sous contrôle de Veolia ;
- ce fut ensuite le projet négocié avec Bruxelles aujourd’hui en standby, de scission d’EDF en trois entités : EDF « bleu » pour les activités régulées et 100% publiques (nucléaire, transport d’électricité), EDF « vert » pour les activités concurrentielles et partiellement privatisées (énergies renouvelables, distribution d’électricité) et EDF « azur » pour les barrages hydro-électriques. Certains y ont vu un projet déguisé de démantèlement et de vente par morceau ;
- même projet de scission et même crainte pour Engie. Mais à ce jour, ces menaces sont demeurées latentes.


Face à cette crainte du grand dépeçage, les opérations qui jouent en sens opposé sont moins commentées. À l’instar du rachat par Alstom du canadien Bombardier, pour marquer son recentrage sur le ferroviaire.


La France via ses multinationales étend son emprise sur le reste du monde


Dans le grand mécano industrialo-financier, où les changements de périmètres sont permanents, difficile de se forger une opinion sur cette guerre de conquête. Notre force de frappe se déplace à coup sûr, mais se réduit-elle ? C’est moins sûr.


Ce n’est pas ce que nous disent les données d’investissement direct. La balance de ces investissements indique que la France continue à davantage investir à l’étranger, qu’elle n’est investie par l’étranger. On peut certes déceler une érosion par rapport à la grande folie de la fin des années 90 ou des années 2000, d’autant que les prix d’actifs étrangers ont augmenté depuis cette période, mais la balance demeure nettement favorable. Ce que confirment les données d’emploi sous contrôle étranger en France lorsqu’on les compare aux emplois sous contrôle français à l’étranger : 2,2 millions d’un côté, et 6,5 millions de l’autre. La France, armée par ses multinationales, étend encore son emprise sur le reste du monde… au moins jusqu’en 2018, dernière année connue. Les données de la Banque de France sur la part du capital des entreprises du CAC40 détenues par des étrangers délivrent également un message rassurant. Le taux de détention par les non-résidents du capital des sociétés françaises du CAC 40 ne cesse de décroître depuis 2013, démentant l’idée d’une mise sous tutelle croissante.


Des groupes du secteur B2B peu visibles et très actifs


Nos entreprises sont bien des agents actifs de la guerre de mouvement du capitalisme mondialisé. Le recensement des opérations de fusion-acquisition depuis 6 ans témoigne de leur activisme. Aussi bien en termes d’acquisition de pépites de la Tech que d’achat de concurrents étrangers.


Au sommet, avec plus de 10 opérations, on retrouve les grands paquebots hexagonaux :


- Total, Engie, Saint-Gobain, Accor, Vinci, Michelin et notamment nos énergéticiens confrontés au défi climatique ;
- mais on y trouve aussi des challengers moins connus du grand public. Notamment le groupe de laboratoire d’analyses Eurofins Scientific avec 35 000 salariés déployés à travers le monde. Spie, dans le génie électrique, mécanique et climatique, mult-implantée qui compte 47 000 salariés à l'échelle du monde ou encore Elis, dans le nettoyage et l’hygiène, fort de 50 000 salariés.


Ces services BtoB, peu visibles, où la France excelle et, en parallèle, le rachat d’entreprises étrangères peu connues du public, défraient moins la chronique que lorsqu’une entreprise star française change de contrôle. Et à la clef, un supposé macchabée qui fait bien plus que bouger encore.


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