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15/06/201504:45

Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses - Xerfi

 

Depuis que la gauche a déclaré sa flamme aux entreprises, elle enchaîne les gestes. Et si les courtisées restent sur le registre de « je t’aime, moi non plus », maints dirigeants savent aussi, que mine de rien, la gauche a parfois obtenu ce que la droite aurait eu le plus grand mal à faire passer auprès de l’opinion.  Et tout cela pourrait  finir en apothéose par une baisse éminemment symbolique de l’impôt sur les sociétés. François Hollande, n’est pas pour autant le Attila de la droite, pratiquant une politique de la terre brûlée, ne laissant plus rien à cette dernière sur son registre naturel. La droite sera néanmoins confrontée à plusieurs difficultés en 2017 :

 

Le premier risque, c’est de proposer du Hollande-Macron ++ : plus de baisses d’impôts, plus de simplification, plus de réduction de dépenses publiques. Mais il y a aura alors danger à décrier un bilan et à revendiquer la même potion à plus forte dose. La seconde difficulté, est que la droite pourra difficilement fédérer sur la déconstruction de ce qui a été fait, à l’instar des 35 heures en 2007. La troisième difficulté, sera d’être en phase avec la conjoncture. La peur d’un défaut public sera peut-être moins prégnante, si la reprise se confirme. Il faudra donc que la droite s’affirme sur une autre thématique que celle de la rigueur et du courage que la gauche n’aurait pas eu. Il lui faudra enfin avoir une posture européenne, qui ne laisse pas le monopole de la critique et de la transformation à l’extrême droite.

 

Commençons par le chantier fiscal. La gauche a progressé sur le terrain de la fiscalité des entreprises. Mais de façon pointilliste.  Ce qui manquera en 2017, c’est une véritable refondation fiscale. Qui consolide et pérennise les dispositifs émiettés, concernant les charges sociales, la fiscalité du revenu. Avec pour priorités, aussi, un allègement et une simplification de la cascade des impôts sur la production. Il faudra que la droite crée la différence sur la fiscalité du capital. Avec deux dossiers emblématiques mais explosifs : l’ISF d’abord. Plutôt que de cristalliser le débat sur sa suppression, il paraîtrait plus pertinent de défiscaliser davantage ce qui participe au renforcement des Business Angels et à l’incubation de nouvelles entreprises ou de favoriser l’éclosion de fondations qui draineraient les fortunes vers le financement de causes socialement utiles, notamment l’éducation, l’environnement, en amplifiant le dispositif Aillagon de 2003. La fiscalité sur les plus-values ensuite : elle pourrait être allégée lorsque ces dernières résultent d’une véritable prise de risque dans la nouvelle économie. Idem pour l’inclusion de certaines pertes dans l’assiette fiscale, lorsqu’elles relèvent d’une exposition à un risque économique non purement spéculatif. La droite devra aussi s’afficher sur le terrain de la politique industrielle. En reprenant le fil de l’histoire qu’elle a elle-même initiée avec les pôles de compétitivité, le grand emprunt que la gauche a rationnalisé avec la BPI et sur lequel il reste beaucoup à faire pour renforcer le tissu des ETI. Qu’elle décentralise notamment toujours plus le processus.

 

Sur le plan réglementaire, elle pourrait faire de l’assouplissement des seuils sociaux un axe fort de sa politique mais en réfléchissant plutôt à la façon de lisser et mutualiser les coûts des franchissements de seuil pour l’entreprise. Concernant le droit du travail, relancer le débat sur le contrat unique serait une erreur. C’est probablement du côté du jobs act italien, contrat à droit progressif, incitations fiscales en faveur des CDI que la droite pourrait trouver certains éléments d’inspiration. Elle pourrait aussi penser des cadres légaux plus adaptés aux start-up et à la montée du travail collaboratif. On attend aussi la droite sur un véritable plan de modernisation de l’Etat, qui ne se résume pas à des coupes mais propose un véritable projet numérique d’Etat plateforme, plus efficace, plus souple, quitte à procéder à des investissements lourds en contrepartie du non remplacement des fonctionnaires sortant. Bref, on attend de la droite qu’elle se fasse la championne de la prise de risque, des entrepreneurs donc, plus que des entreprises ou des patrons en général.

 

Olivier Passet, Que serait une bonne politique économique de droite ?, une vidéo Xerfi Canal TV


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Mots clés : Economie françaisePolitique économiqueEntreprisesFiscalitéETITravail

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