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09/12/201404:03

Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses de Xerfi

 

Si nous pouvions accompagner nos prévisions d’une mention spéciale, ce serait « peut mieux faire ». Quelques petits calculs de coin de table pour éclairer ce propos.

 

Considérons d’abord le scénario au fil de l’eau de la croissance française. Celui dans lequel aucun starter ne vient lancer le moteur de la reprise. Celui dans lequel les agents privés surnagent dans un environnement atone plombé par l’érosion continue de l’emploi, une très maigre progression du pouvoir d’achat et l’attentisme des entreprises en matière d’investissement. Je ne me trompe pas de beaucoup en considérant que ce scénario dans lequel il n’y a « rien de nouveau sous le soleil » serait celui d’une succession de trimestres plafonnant à 0,2 % de croissance soit 0,7 % en moyenne en 2015 et 0,8-1% en 2016.

 

Considérons maintenant l’impact des deux chocs majeurs que connaissent la France et l’ensemble de la zone euro depuis 4 à 6 mois :

 

1/ La dépréciation de 12 % de l’euro par rapport au dollar et de 6-7% en moyenne par rapport à l’ensemble des devises.

 

2/ La dégringolade de près de 40% du cours du Brent par rapport à sa moyenne du premier semestre 2014. Quel surcroît de croissances ces deux chocs sont-ils susceptibles d’apporter à notre scénario de référence ? Je m’appuis ici sur les enseignements de quelques gros modèles économétriques, le modèle mésange du Trésor, le modèle Nigem de l’institut britannique NIESR ou le nouveau modèle global de l’OCDE. Que nous disent ces modèles ?

 

Premièrement que la dépréciation de 6 à 7% du taux de change effectif de l’euro observée jusqu’ici pourrait produire un surcroît de PIB de 0,4 % la première année, de 0,7 la seconde et de 0,8 la troisième.

 

Deuxièmement, qu’une baisse de 40% du cours du pétrole devrait booster la croissance de 0,2 point la première année, de 0,4 la seconde et de 0,7 la troisième si je me fie du moins aux estimations les plus basses très en deçà de ce que pronostique le modèle britannique Nigem par exemple, selon lequel l’effet peut être triple.

 

Cela veut dire que si nous devions raisonner de manière purement mécaniste, nous pourrions envisager une croissance proche de 1,5% dès l’an prochain avec une amplification cyclique qui la porterait au-delà de 2% en 2016. Les conditions d’une reprise sont donc à portée de main… sur le papier du moins.

 

Car pour que ces chocs positifs produisent tout leur effet il faut :

 

1/ Qu’ils soient permanents et donc que la guerre des changes n’aille pas consumer l’avantage acquis de haute lutte par Mario Draghi. Idem pour les prix du pétrole dont la baisse résulte d’un accord tacite entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite dont on ne connaît pas la pérennité.

 

2/ Il faut à minima une neutralité budgétaire, qui est loin d’être acquise, l’Europe s’est montrée jusqu’ici experte dans l’art de casser les reprises dans l’œuf. Or si nous laissions le Pib rejoindre son potentiel, il apparaitrait rapidement que tous les pays européens sont aujourd’hui sous la barre des 3% de déficit, voire 2,5%.

 

3/ Il faut que l’Allemagne organise sa riposte face à la crise des débouchés qu’elle traverse.

 

4/ Il faut surtout un minimum de capital confiance de la part des agents privés aussi bien concernant les perspectives de demande que la stabilité législative ou fiscale. Or force est de constater que ce capital est trop faible pour s’en remettre les yeux fermés à ce que nous disent les modèles.
Voilà pourquoi notre prévision pour la France reste prudente : 0,8% de croissance en 2015 et 1,7 % en 2016. Avec le secret espoir que les faits nous donnent tord et que les pays européens saisissent cette opportunité unique de mettre un point final au long épisode de crise à rechutes dont ils ne parviennent pas à s’extraire depuis 7 ans.

 

Olivier Passet, Sortir de la crise en 2015, c'est possible !, une vidéo Xerfi Canal


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Mots clés : Prévision et conjonctureRepriseCroissance

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