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Une reprise à deux visages : les uns redécollent, les autres coulent

Publié le jeudi 14 novembre 2013 . 3 min. 13

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

La reprise est là. Une reprise par l'offre. Une reprise pour les entreprises  qui accèdent directement aux marchés extra-européens, ou indirectement  dans le sillage de la sous-traitance des grands groupes. Une reprise pour quelques-uns en fait que l'on peut lire dans l'embellie des climats d'affaire de l'industrie, mais dont la diffusion reste encore très réduite. L'économie française se redresse doucement  sous l'influence d'un environnement international moins pénalisant mais des pans entiers de l'économie restent en souffrance.

Une situation de souffrance que confirme le chiffre récent des défaillances d'entreprises. Des défaillances qui réagissent traditionnellement en phase avec la conjoncture mais qui tendent au contraire à augmenter actuellement pour se rapprocher des sommets de 2008. Pourquoi un tel déphasage ?

La composition même des défaillances par secteur et par taille d'entreprise en dit long sur la vulnérabilité de pans entiers de notre économie et sur l'ampleur de la désynchronisation qui prévaut au sein de l'économie française :

Ce sont les micro-entreprises qui sont au c?ur de la tourmente aujourd'hui. Leurs défaillances ont augmenté de 5,3 % sur un an quand elles se stabilisent ou régressent pour les moyennes ou grandes entreprises.  Résultat, la taille totale des défaillances en termes de passif s'infléchit même si la mortalité progresse en nombre. Autrement dit, c'est le tissu des petites entreprises locales, en prise directe avec la consommation intérieure, pénalisée par le contexte fiscal, par le durcissement des conditions de trésorerie, le rallongement des délais de paiement qui paient le plus lourd tribut à la crise aujourd'hui Une mortalité qui peut paraître  en décalage avec les climats d'affaire mais qui indique qu'après 5 ans de crise, les phénomènes d'usure se font sentir. Les problèmes aigus et prolongés de trésorerie deviennent mortels dans la durée.

Le décryptage sectoriel ne dit rien d'autre. C'est dans le petit commerce, l'hébergement et la restauration, les activités immobilières que la casse est la plus lourde, les secteurs les plus fortement indexés sur le pouvoir d'achat des ménages.
Cette micro-mortalité va malheureusement durer. Elle n'épargnera pas non plus certaines PME ou ETI.  Car la reprise fera aussi ses morts. Parmi les entreprises qui ont tenu bon, les plus solides ont opéré les tournants technologiques nécessaires. Les autres se sont contentées de survivre en sacrifiant l'investissement. Mais cette fois ci, c'est la reprise qui les tuera, car leurs marchés seront captés par celles qui n'ont pas sacrifié l'avenir. Et dans ces effets de sélection, il y aura aussi l'impact des reconfigurations géographiques des chaînes de valeur, des arbitrages qui peuvent s'intensifier dans la reprise et accélérer la casse dans certaines filières amont. Des filières qui vont devoir lutter contre les bas salaires du sud, la concurrence fiscale du Nord.

Une reprise à haut risque donc, en prise avec un jeu d'une destruction créatrice intense et avec une déflation salariale et fiscalo-sociale qui continuera à faire des morts en Europe.

Olivier Passet, Une reprise à deux visages : les uns redécollent, les autres coulent, une vidéo Xerfi Canal

 




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