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Le libéralisme, grand absent de la campagne présidentielle

Publié le jeudi 21 avril 2022 . 4 min. 12

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Mon billet libéral du jour porte sur une évidence qui ne cesse d’interroger : douze candidats à l’élection présidentielle, dont deux trotskystes, au moins quatre populistes de droite ou de gauche et pas de postulant se réclamant du libéralisme. Même Emmanuel Macron, héraut de l’émancipation individuelle en 2017, se présente désormais en Président protecteur.

Ce constat a sa logique: le rejet, voire la haine du libéralisme dispose en France d’une majorité écrasante que l’on retrouve dans l’hostilité au libre marché, dans l’attraction pour le protectionnisme ou dans la détestation de l’entrepreneur ramené au statut d’être cupide…

Dans son livre De la France, l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart défend une thèse. Elle écrit: « La méfiance française à l’égard du libéralisme n’est que le pendant d’une confiance exagérée placée dans l’Etat. »

Ce n’est pas une analyse historique qui ferait de l’Etat central, au même titre que la langue française, le ciment de la nation. Ce n’est pas non plus une démonstration économique sur les ressorts du dirigisme à la française. Laetitia Strauch-Bonart propose une démonstration fine de ce qu’elle appelle la « société de créance ».

Variation du contrat social, le pacte de créance lie les Français à l’Etat. Le citoyen accorde à l’Etat une immense légitimité. En échange, il possède des créances – des droits – tangibles ou intangibles sur l’Etat, explique l’auteur. L’Etat doit préserver son niveau de vie, lui accorder des privilèges et des aides, l’éduquer, créer des emplois et soutenir l’industrie, jusqu’à garantir la grandeur nationale.

En un mot, insiste Laetitia Strauch-Bonart, notre citoyen accepte de se défaire d’un grand nombre de libertés en échange de la protection nourricière de l’Etat.

Avez-vous remarqué comment cette protection, tous les candidats, de gauche comme de droite, la revendique, mieux ne cesse d’en promettre l'extension ? Plus personne n’oserait le constat lucide mais si critiqué à l’époque d’un Lionel Jospin, lâchant en 1999: « L’Etat ne peut pas tout. »

Les Gilets jaunes ? L’expression d’une France qui, parée de gilets fluorescents, exigeait qu’on la regarde, qu’on la respecte. Elle ne réclamait pas d’aides nouvelles, mais expliquait vouloir mieux vivre de son travail. Or quelle sera la réponse de l’Etat, après un grand débat plein de confusion ? Dix milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour ré-assurer le pacte de créance.

Même logique lors de la crise pandémique. Le quoi qu’il en coûte en échange de restriction de libertés, de régulations bureaucratiques jamais vu.

Bien sûr, on trouvera toujours des justifications à un interventionnisme grandissant de l’Etat dit stratège. Mais il faut comprendre que le pacte de créance est un pacte faustien. Laetitia Strauch-Bonart encore : « Plus la relation s’approfondit, plus la tolérance au risque économique s’amenuise, plus le citoyen demande à l’Etat. »

Le problème, c’est que le risque, la prise de risque, sa rémunération, sa valorisation, son lien avec la responsabilité sont des éléments clés du processus créatif du capitalisme. Le problème, c’est que l’Etat-providence, même drapé dans sa vertu de prévoyance, n’est pas capable de s’y substituer.

A quand un candidat libéral proposant de redistribuer non pas des milliards, mais du pouvoir, de l’autonomie, de la responsabilité ? Il faut casser le contrat de créance.


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