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Les prédateurs identitaires : le communautarisme contre l’individu

Publié le mardi 27 septembre 2022 . 4 min. 34

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A l’occasion de la polémique sur le burkini, je voudrais dans mon billet libéral du jour parler de communautarisme. Avant d’en proposer une analyse libérale, faisons un détour par l’identité.

Il existe plusieurs visions de l’identité.

Pour la droite, on ne choisit pas son identité (nationale ou régionale). On en hérite. Et l’identité doit être chérie comme un patrimoine culturel… en danger.

A gauche, il y a ceux qui rejettent le concept au nom de l’égalité et de l'universalisme. Un héritage des Lumières et de l’Internationale socialiste.

Mais il y a aussi une autre tradition. Elle voit dans l’identité un bien commun, un front commun dans la lutte. Ce capital social permet la solidarité entre membres d’un groupe, Pour cette gauche radicale, en plein essor, l’universalisme prend la forme du multiculturalisme.

Toutes ces visions sont liées au collectif. L’école libérale, elle, défend une conception individualiste de l’identité. C’est John Stuart Mill: « Les individus sont les forgerons de leur identité. »

Comme l’écrivent les économistes Augustin Landier et David Thesmar: « Dans la tradition libérale, l’identité n’est pas une prison, c’est le roman dont nous sommes l’auteur, à partir du point de départ que nous fournit l’existence. »

On le voit, ce point de vue n’est pas le plus partagé. C’est un paradoxe d’ailleurs : partout, il n’est question que d’individualisme roi, d’atomisation des relations humaines.

Alors qu’en fait, on voit se créee sous nos yeux une société gouvernée par le communautarisme, par l’obsession identitaire, avec ses revendications, ses droits et ses privilèges…

Sur ce sujet, Thierry Aimar a écrit un livre. Son titre : La société de régression : le communautarisme à l’assaut de l’individu. L’économiste décrypte sans complaisance la mécanique de disparition des individus au profit de logiques communautaires.

Une communauté, nous explique Thierry Aimar, fonctionne comme une carte d’identité. Sa finalité, c’est de réserver à un groupe des avantages spécifiques. Des privilèges interdits au reste de la population. En ce sens, le communautarisme implique la ségrégation.

Ségrégation… privilèges…

Un exemple : la discrimination positive. Elle peut apparaître comme une réponse logique à la discrimination négative constatée de facto. Mais ce principe nous dit : l’attribution d’une identité collective prévaut le droit individuel. C’est cela, le privilège : exclure au nom d’une exclusion…

C’est l’appartenance de genre ou ethnique plutôt que le seul mérite à l’entrée des universités…

Voilà pourquoi en France, la politique des quotas a mauvaise réputation. Notre modèle, c’est : l’intégration républicaine par la citoyenneté. C’est l’inclusion sans l’exclusion.

Le wokisme se donne comme objectif de défendre les droits de minorités discriminées, d’accord. Mais il bute sur une contradiction : on ne peut à la fois prôner la diversité communautaire et réclamer l’égalité des droits entre chaque groupe.

Ainsi, le communautarisme s’oppose à la société. Parce que, n’en déplaise aux anti-libéraux, la société s’accommode très bien de l’individualisme. Elle est basée sur l’échange entre individus par la force des choses singuliers, un échange fondé sur l’intérêt réciproque des parties. Or, le multiculturalisme communautaire est fondé sur l'antagonisme entre les groupes : il revient donc à détruire la société.

Je cite Thierry Aimar : le communautarisme ne peut valoriser les uns sans dévaloriser les autres, dans un esprit hiérarchique et statutaire. Avec les réseaux sociaux, cette opposition entre prédateurs identitaires se fait dans l’extrême violence.

Voilà pourquoi le combat de la Révolution française doit être poursuivi : il faut défendre les droits des individus.


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