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Après les 30 ou les 60 glorieuses, comment appeler les 30 prochaines années ?

L’histoire économique et sociale des 70 dernières années a été marquée par trois étapes.
Les trente glorieuses tout d’abord, que l’on situera par facilité entre 1950 et 1980 où la croissance mondiale de l’économie, des échanges, de la consommation, de la démographie a laissé à beaucoup un parfum de nostalgie.

Les trente années suivantes, de 1980 à 2010 ont reçu plusieurs noms, dont les trente piteuses, mais j’aurais plutôt envie d’appeler ensemble ces deux périodes de 30 ans les 60 glorieuses car pendant trente ans on a essayé désespérément de se convaincre que les trente glorieuses allaient revenir alors que le monde changeait inexorablement.

Entre 2010 et 2020 quelque chose s’est passé.

C’est en quelque sorte la décennie de l’éveil. On y a compris que le modèle des soixante glorieuses était définitivement terminé. On y a aussi compris que l’environnement, incluant écologie, pollution de l’air, des mers, réchauffement climatique, perte de biodiversité et autres métastases du cancer de l’anthropocène, allait désormais s’imposer au centre de la réflexion. La COP 21 à Paris en 2015 marque l’apex de cette période.

Il semble désormais que l’idée commune est de regarder 2050, donc les trente prochaines années, comme celles pendant lesquelles nous pouvons agir pour que la fin du siècle ne soit que catastrophique (à +2 degrés) et non cataclysmique (à + 3 degrés).

Comment appeler ces trente années que nous venons à peine d’entamer ? Les « années Gaia », car l’état de la terre serait son épicentre ? Les « années catastrophes » car les collapsologues pensent que c’est alors que l’effondrement va se manifester ? J’ai plutôt envie de les appeler plus simplement et plus positivement les « années décisives », car, on le sait, ensuite il sera trop tard.

Les conséquences en stratégie de cette nouvelle période sont intéressantes.

Notons tout d’abord que nous vivons un changement de paradigme. Nous passons progressivement du « Comment arrêter le cancer anthropocénique » à « Comment vivre avec et éviter les conséquences les plus graves ». C’est moins optimiste mais c’est plus facile à transformer en actes.

La réflexion sur le long terme est bouleversée car toute stratégie doit désormais inclure « aussi » l’horizon très long. C’est celui des grandes catastrophes climatiques comme les inondations ou les dômes de chaleur, des guerres de l’eau. C’est aussi celui, plus prosaïque, de la plantation des vignes en Normandie, de la recherche de solutions de refroidissement pour les villes, de la réinvention des infrastructures, de la mobilité entièrement revue.

Les 30 décisives nous forcent aussi à inviter à toute table de gouvernance de nombreuses parties prenantes. Il s’agit d’abord des parties prenantes déjà identifiées (salariés, écologistes, partenaires divers de la société comme les territoires). Il s’agit aussi de celles qui ne sont pas encore reconnues, comme les très jeunes, qui auront à gérer 2050, voire les générations futures qui naitront pendant les trente décisives et plus tard. Il s’agit enfin, de façon encore floue aujourd’hui, des parties prenantes pauvres en identité juridique comme la biodiversité, les fleuves et les mers, les forêts, les montagnes, etc. En bref, elles conduisent à concrétiser ce que l’on appelle déjà le capitalisme des parties prenantes (stakeholder capitalism)

Vous l’avez compris, les trente décisives nous présentent des défis concrets et inédits de management stratégique. Tant mieux, cela va renouveler la réflexion prospective et stratégique.


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