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https://player.vimeo.com/video/539515545?autoplay=1 Dominique-Turcq-Aujourd-hui-on-l-admet-demain-on-vous-le-reprochera-306348103.jpg
07/05/202104:30

Jean Piaget faisait remarquer que l’adulte figeait plus ou moins sa conscience du monde sur l’univers de son adolescence. Nous souffrons tous de ce syndrome qui nous rend difficile de saisir le sens de la nouveauté et des changements dans l’environnement.

Comme exemples de changement, regardons ce qui était acceptable, ou au moins toléré, ou au pire non poursuivi, il y a 10 ans, 20 ans ou 30 ans, quand la plupart des dirigeants actuels étaient étudiants ou de jeunes adultes et donc se forgeaient leur vision du monde.

• Fumer dans un avion, un restaurant ou un train, ou au bureau
• Raconter des blagues sexistes, homophobes, racistes
• Considérer comme normal un plafond de verre plus ou moins explicite pour les femmes
• Utiliser en politique des emplois fictifs

Et ce ne sont là que les cas les plus simples, les mouvements Metoo et d’autres nous montrent à quel point notre société devient plus exigeante quant au respect des autres et de certaines règles sociales, explicites et juridiques ou non.

Alors la vraie question pour aujourd’hui est : Qu’est ce qui ne sera peut-être plus acceptable ou toléré demain, juridiquement ou socialement, mais que l’on vous reprochera d’avoir fait aujourd’hui ou hier ?

Prenons d’abord des exemples de ce qui est facilement visible aujourd’hui mais qui n’est peut-être pas toujours estimé à sa juste valeur prédictive :

• La cancel culture qui fait changer le titre des 10 petits nègres d'Agatha Christie, sorte de déboulonnage de statue symbolique
• La construction de barrages qui ne s’occuperait pas des migrations de poissons ou des répercussions sur les besoins d’eaux en aval
• La destruction de forêts ou de systèmes naturels qui ne s’occuperait pas de l’écosystème global autour d’elles
• Plus largement, le respect de l’environnement et l’empreinte carbone des entreprises au-delà de ce qui est demandé légalement aujourd’hui, notamment en incluant le cycle de vie complet des produits, la gestion de l’immobilier et des parcs automobiles
• L’épigénétique et la responsabilité directe de certains produits sur des mutations génétiques et des cancers. De nombreuses substances sont suspectées aujourd’hui. Des interdictions sont à venir ainsi, qu’auparavant, leur refus par le public

Puis regardons ce qui est moins visible, voire traité par certains comme des hypothèses ridicules :

• L’empreinte carbone des individus et pas seulement des entreprises
• La maltraitance animale, voire la consommation de viande
• La maltraitance végétale, notamment des arbres
• La sur-digitalisation des relations sociales qui a dévalorisé le contact humain.

Les impacts de ces changements en cours sont encore très difficiles à cerner mais il est sûr, qu’un jour prochain, ne pas avoir tenu compte de certaines de ces forces pourra être reproché à de nombreux dirigeants ou responsables.

Mais alors, qu’en conclure, que faire en management ?

• D’abord, reconnaitre que Piaget avait bien raison. Il faut mieux intégrer les évolutions dans nos raisonnements, il faut nous former. Cela s’applique en particulier aux membres des Conseils d’Administrations qui doivent apprendre à mieux voir en prospective, à mieux intégrer ce que sera l’entreprise de demain, et comment la relation à l’actionnaire va profondément changer avec l’arrivée d’une multitude de parties prenantes influentes aux exigences nouvelles.
• Ensuite, puisque la société évolue plus vite que le droit, qu’elle exige avant que le droit ne se manifeste, notamment avec la force des réseaux sociaux, il faut réaliser qu’elle peut faire plus de mal à une réputation qu’une amende pour un non-respect d’une nouvelle loi. Attendre la loi pour s’y conformer n’excusera pas les fautes antérieures.
• Enfin, apprenons à développer la créativité des collaborateurs de toutes sortes (pas seulement les employés) pour suggérer des opportunités parmi ces choses qui pourraient arriver et voir comment les saisir avant qu’elles ne s’imposent. Savoir être à l’écoute du terrain reste une compétence managériale fondamentale.


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