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Mieux défendre les générations futures

Publié le jeudi 8 septembre 2022 . 4 min. 03

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Non, les générations futures ne sont pas les « jeunes » d’aujourd’hui, et penser qu’inclure des jeunes dans la gouvernance ou dans des shadow comex serait suffisant pour tenir compte des générations futures est une illusion fallacieuse. Personne ne « représente » la jeunesse, et encore moins les jeunes de demain, comme personne n’est représentatif des « non-jeunes ». L’enjeu n’est pas d’inclure les jeunes dans la gouvernance, mais de faire face à la redevabilité que nous avons face aux générations futures, dont, surtout, celles qui ne sont pas encore nées et qui auront à gérer la seconde moitié de ce siècle et au-delà.

Pourquoi la question ne s’est-elle pas posée, ou si peu, avant ?

À part le mythe du paysan qui plantait un chêne pour que son ombre bénéficie à ses descendants, ou celui du noble qui ne se considérait que comme dépositaire de ses biens, notamment fonciers, le respect des générations futures ne fait pas partie de notre culture.

Les raisons en sont simples : les ressources de la planète paraissaient inépuisables ; la transition culturelle du XXème siècle a fait passer les enfants successivement de bouches à nourrir (et de bras pour travailler) à sujets qu’il fallait aider à attraper l’ascenseur social, puis seulement, grâce à Greta Thunberg et à d’autres, à accusateurs quant à notre responsabilité pour le monde de demain ; surtout, l’impact de l’Homme sur l’environnement de demain est devenu considérable et à long terme qu’il s’agisse du réchauffement, de l’épuisement des ressources, des enjeux de pollution et de biodiversité ou des impacts durables des technologies génétiques sur les espèces, y compris l’espèce humaine.

Il est désormais essentiel d’impliquer les générations futures

C’est essentiel, éthiquement, écologiquement et économiquement de tenir compte des générations futures dans toute gouvernance, qu’il s’agisse des États, des partis politiques, des entreprises, des collectivités locales, des ONG, des syndicats, etc.

Les questions qui se posent sont fondamentales : comment intégrer la valeur future des ressources avec les impératifs d’aujourd’hui ? C’est le fameux débat entre fin du monde et fin du mois. Comment sortir du paradigme économique selon lequel les individus et les organisations ne pensent qu’à maximiser leur bonheur présent, pour accepter que d’autres valeurs soient à l’œuvre ? Comment faire accepter aux dirigeants que le monde ne se résume certes plus à la maximisation du profit, mais qu’il ne résume pas non plus à la réduction des émissions de CO2 ?

On peut apercevoir quelques pistes de réflexion

Un faisceau d’initiatives, plus ou moins concrètes, s’avère essentiel, et possible, à tous les niveaux. Par exemple :

- Avoir un administrateur responsable de la défense des générations futures ?

- Avoir un ministère des générations futures ?

- Demander à chaque parlementaire sa charte pour les générations futures et l’en tenir redevable ?

- Accepter, dans les tribunaux, des plaintes déposées au nom des générations futures (il y a déjà des cas et il faut s’attendre à leur multiplication) ?

- Inclure dans la cartographie des risques d’entreprises les actions d’aujourd’hui mettant potentiellement en danger la santé physique ou mentale des humains de demain ?

- Organiser des tribunaux des générations futures comme le fait la revue Usbek et Rica afin de sensibiliser à ces enjeux ?

La stratégie de l’entreprise et sa gouvernance sont intimement liées ; la montée d’actionnaires activistes soucieux de la survie de l’entreprise à long terme va, dans la pratique, conduire les entreprises à tenir compte des générations futures de façon croissante.

Il faut aussi s’attendre à un ensemble de mesures législatives, dans la décennie à venir, et à une montée des réflexions « inclusives » quant aux générations futures comme le fait par exemple le dernier rapport de France Stratégie sur la planification écologique.


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