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13/03/201903:24

L’épisode biblique de la Tour de Babel nous invite à réfléchir sur les enjeux de la diversité en entreprise et dans le monde. A l’origine, la Tour de Babel est un projet architectural consécutif à un drame mythique, celui du déluge où périrent tous les êtres vivants sur terre à l’exception, bien sûr, de ceux qui étaient dans l’arche de Noé.

 

Après ce drame, les espèces recommencent à proliférer et les humains qui ne parlent qu’une seule langue, la langue adamique, décident de rester ensemble pour bâtir une ville à l’intérieur de laquelle ils s’affairent à construire une tour aussi haute que possible.  

 

Pour différentes raisons selon les interprétations, ce projet ambitieux déplait à Dieu qui décide de le stopper en dispersant les hommes sur toute la surface de la terre en leur attribuant des langages différents. Et c’est ainsi que la tour de Babel ne fût jamais achevée.      

 

Certains voient dans cette histoire une allégorie de l’orgueil humain construisant une tour monumentale pour s’élever à la hauteur de Dieu. Une audace inqualifiable pour le tout puissant qui, grâce au stratagème des langages, va compliquer très sérieusement la communication et donc la coopération entre les hommes.

 

On peut également y voir une illustration de la peur traumatique des humains qui se regroupent ensemble dans une citée et érigent un édifice en hauteur en guise de refuge dans l’éventualité d’un nouveau déluge. Mais ainsi isolée du reste du monde et ne pratiquant qu’un seul langage, l’humanité finirait par partager les mêmes idées, les mêmes opinions et in fine de passerait d’un sentiment d’unité à un sentiment d’uniformité.  

 

Pour Dieu, un tel repli sur soi est un vrai danger car il engendre le consensus permanent qui se révèle être une forme de contrôle totalitaire. D’ailleurs, les concepteurs de Babel avaient l’intention de faire de leur ville la capitale du monde, un projet totalitaire qui en rappelle d’autres.

 

De même, l’uniformité des langages et de la pensée a pour effet d’inhiber les singularités humaines, l’originalité et la créativité.  Ainsi, la dispersion des hommes et la multiplication des langages, souvent considérée comme une punition serait finalement une chance que Dieu donne à l’humanité : celle de la diversité.

 

Mais la crainte des éléments qu’il ne contrôle pas rend l’homme vulnérable à l’entre-soi et à la mythification des forces adverses. Peu enclin à l’émergence de nouvelles cultures, l’humanité se prive des richesses propres aux échanges entre différentes sociétés et civilisations à l’origine de la diversité intellectuelle, esthétique et sociologique.

 

En revanche, lorsque celle-ci est prédisposée à l’altérité, elle s’ouvre à d’autre façon de voir et de penser le monde ce qui relativise son besoin de recourir au divin et aux superstitions tout en prenant le risque de maitriser le cours de son existence.

 

Aujourd’hui, on peut dire que l’humanité n’a jamais autant échanger entre elle mais est-elle pour autant guérie du syndrome de Babel ? La crainte des forces tectoniques a été remplacée par une hypercomplexité du monde et l’altérité est menacée partout où l’universalisme rime avec uniformisation des pratiques civilisationnelles.


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Mots clés : Idées & débatsDiversitéCommunicationHumanitésUniformité

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