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ACCUEIL STRATÉGIE & MANAGEMENT Stratégie & Management En finir avec la pyramide de...
20/11/201903:05

La théorie des motivations humaines d’Abraham Maslow jouit d’une popularité indéniable mais elle est très souvent interprétée de façon simpliste et erronée.


Dans sa version initiale, Maslow nous incite à penser que nos motivations se réalisent dans un ordre progressif, de façon hiérarchisée selon 5 typologies de besoins. La première concerne nos besoins physiologiques tels que manger, boire et dormir. Une fois ces besoins satisfaits, nous nous mettons en quête de protection et de stabilité.


Après quoi, c’est notre besoin d’appartenance sociale et d’amour qui prend le relais. Puis c’est le tour de notre estime personnelle et de notre réputation sociale qui deviennent source de préoccupation. Et une fois tous ces besoins réalisés, nous pouvons enfin investir dans l’accomplissement de nous-même en cherchant le plein épanouissement.


Cette hiérarchisation absolue des besoins est simple à comprendre, presque intuitive et facilement schématisable sous la forme d’une pyramide. Mais est-elle vraiment pertinente ?


En fait pas vraiment car il n’est pas toujours nécessaire de répondre à un besoin avant d’être motivé par le suivant. C’est le cas par exemple de nombreux artistes qui acceptent de vivre dans la précarité car leur besoin de se réaliser à travers une production artistique est plus forte que celui de vivre en toute sécurité.


Maslow lui-même a d’ailleurs fini par reconnaitre cet argument en admettant que l’ordre hiérarchique de nos besoins doit être assoupli afin de s’adapter aux circonstances et au fait que nos motivations sont souvent multi-déterminées. En cherchant à parfaire son modèle, il ajoutera même 3 nouveaux besoins très rarement cités à savoir « cognitif », « esthétique » et « transcendantal ».


Malgré ces aménagements théoriques, le modèle souffre encore de nombreuses critiques justifiées notamment en ce qui concerne le manque de rigueur méthodologique et l’absence de distinction claire entre besoin et désir. Car, si on peut satisfaire un besoin à travers des sensations palpables, on ne peut pas en dire autant des désirs qui relèvent avant tout de notre psyché.


La faim est par exemple un besoin organique qui peut être aisément satisfait en prenant un repas. En revanche, la réalisation de soi, l’envie d’être admiré professionnellement sont des désirs qui puisent une grande partie de leur légitimité dans ce que Spinoza appelle notre Conatus, c’est-à-dire notre désir de faire progresser ce que nous sommes vraiment, au plus profond de nous-même.


En réalité, la motivation humaine est un sujet si complexe que toute théorie universelle apparait très vite comme une simple hypothèse dès lors que l’on fait l’effort de défier la méthodologie et les arguments avancés.


En réalité, la motivation humaine est un sujet si personnel et si subtil qu’aucune théorie ne devrait prétendre en avoir saisi toute la complexité.


En savoir plus

Mots clés : ManagementMotivationBesoinThéorieEpanouissementMaslow

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