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La curiosité : défaut ou qualité des dirigeants et managers ?

Publié le mercredi 12 octobre 2022 . 4 min. 21

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La curiosité apparait comme une composante saillante de la personnalité des grands dirigeants. Ce qui est frappant c’est notamment leur tendance naturelle à s’intéresser avec beaucoup d’intensité à une multitude de sujets dont certains peuvent apparaitre tout à fait anecdotiques ou très éloignés de leur cœur de métier. Une attitude qui tranche très nettement avec l’image du patron omniscient et omnipotent.


Depuis Aristote, on sait que la curiosité n’épargne personne car l’envie de connaitre est consubstantielle à la nature humaine. Mais force est d’admettre que l’usage que nous faisons de cette prédisposition est très variable selon les individus. 
Il faut dire que pendant très longtemps la curiosité a été considérée comme rien de moins qu’une perversion de l’âme allant de l’indiscrétion à la perfidie. « Curiosité n’est que vanité » proclamait Pascal au XVIIe siècle. Les temps ont bien changé puisqu’aujourd’hui, elle est clairement en odeur de sainteté, notamment dans les organisations confrontées à l’innovation permanente d’une société toujours plus véloce.


Pour certains dirigeants, la curiosité est avant tout vitale et donc centrale car elle permet de rester connecté avec la réalité, d’aller à la rencontre des signaux faibles et d’être confronté à des personnes, des choses ou des situations inhabituelles et potentiellement inspirantes.


C’est le cas de Jeff Bezos, le patron iconique d’Amazon pour qui la curiosité est une boussole, la boussole des organisations passionnément innovantes. Le manque de curiosité pourrait d’ailleurs expliquer les incroyables déboires de Kodak et de Nokia dont la destinée auraient été bien plus glorieuse si la curiosité n’avait pas été déléguée au département Recherche et Développement.


Mais si la curiosité est dans notre nature, nous ne sommes pas tous curieux de la même façon et pour les mêmes raisons. A y regarder d’un peu plus près, il existe au moins trois registres de curiosité en plus de la curiosité malsaine dont parle Pascal.


Commençons par la « curiosité urbaine », une forme de curiosité qui s’exprime sous la forme d’une posture parce que la situation suggère de l’être mais sans véritable envie de connaitre. Cette curiosité urbaine est très habituelle chez les courtisans du pouvoir qui adoptent volontiers cette posture comme une preuve de leur ouverture aux faveurs de leurs interlocuteurs. 


Il existe également une « curiosité intentionnelle » qui se manifeste par un besoin explicite d’être curieux dans un but clairement identifié. Cette forme de curiosité est de nature prospective puisqu’elle cherche à satisfaire un besoin spécifique ou à atteindre un objectif précis. Concrètement, les salons professionnels offrent des espaces entièrement dédiés à satisfaire ce type de curiosité.


Plus rare mais ô combien associable à un leadership que l’on peut qualifier d’entrepreneurial la curiosité peut aussi être intuitive. C’est le cas lorsque la curiosité se situe dans un registre bien différent du précédent en nous faisant passer de l’instrumental au sensible.


Chez les dirigeants emprunts de cette curiosité intuitive, l’envie de découvrir ne résulte pas d’une motivation extrinsèque, essentiellement rationnelle mais d’une volonté intérieure, sans autre intention préalable que le plaisir de chiner en explorant de nouveaux territoires, de nouvelles situations, d’autres façons de voir et de faire.


L’absence d’agenda explicite confère aux disciples de la curiosité intuitive un véritable sentiment de liberté au service de ce qui apparait parfois comme de la futilité. Et pourtant, la curiosité intuitive partage avec la sérendipité une dimension presque artistique, celle de prendre le risque de trouver ce que l’on n’a pas cherché.


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