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L’EBITDA est un concept financier d’origine anglo-saxonne très utilisé dans les évaluations d’entreprises. Lors d’opérations de fusions-acquisitions, on prend souvent un multiple de l’EBITDA comme base d’évaluation du prix d’une société. L’EBITDA fournit en effet une indication sur sa rentabilité purement économique à court terme, indépendamment de sa structure financière et de ses besoins d’investissements.

 

EBITDA, c’est l’abréviation d’“Earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization”. Cela signifie résultat avant paiement des intérêts, taxes, déprécation et amortissements. Comme nombre d’indicateurs financiers, son mode de calcul n’est par normalisé. Il se rapproche néanmoins de l’EBE, l’excédent brut d’exploitation de la comptabilité française.

 

Pour calculer l'EBITDA, on part des produits d’exploitation, c’est-à-dire de la somme du chiffre d’affaires et des autres produits d’exploitation. On en soustrait les charges d’exploitation courantes, qui rassemblent les achats et consommations intermédiaires (par exemple les achats de matières premières, de composants, des divers services utilisés par l’entreprise, y compris les loyers), ainsi que les charges de personnel, et différents impôts et taxes destinés à l’Etat, aux collectivités locales et aux organismes de formation, considérées en comptabilité comme des charges d’exploitation. Par contre, la TVA et l’impôt sur les sociétés sont naturellement exclus de ce calcul.

 

L’EBITDA, tout comme l’EBE, permet de mesurer la performance économique brute d’une entreprise, c’est-à-dire le surplus de valeur créé par ses seules activités d’exploitation, et donc sans prendre en compte l’impact comptable de la politique d’investissement et de la politique de financement (ainsi que les charges financières qui en découlent). Il s’avère donc particulièrement pertinent pour les secteurs fortement capitalistiques (comme les télécoms, l’aéronautique ou l’énergie) en écartant l’impact des investissements conséquents à réaliser. Il est également très utilisé pour évaluer les entreprises de croissance et les start-up qui ne parviennent pas encore à rentabiliser leurs investissements. De même, l’EBITDA est utilisé par les fonds d’investissements et les capitaux-risqueurs qui veulent évaluer une entreprise indépendamment de sa structure financière et des coûts financiers entraînés par un endettement élevé. C’est notamment le cas dans les opérations à effet de levier du type LBO.

 

L’EBIT est un autre indicateur de rentabilité utilisé pour évaluer financièrement une entreprise. Et le passage de l’EBITDA à l’EBIT se fait assez simplement. En effet, l’EBIT, acronyme de « Earning before interest and taxes » ou encore le bénéfice avant paiement des intérêts et taxes, se calcule en déduisant de l’EBITDA les dotations aux amortissements et provisions. S’il prend en compte l’impact comptable de la politique d’investissement, il ne tient pas compte en revanche de la politique de financement, c’est-à-dire la manière dont ces investissements sont financés, ni des résultats exceptionnels de l’entreprise. Cet indicateur américain se rapproche ainsi du résultat d’exploitation de la comptabilité française.

 

EBIT et EBITDA peuvent être utilisés pour calculer des ratios, comparer des entreprises entre elles, mesurer l’évolution de la valeur d’une entreprise dans le temps. En ce qui concerne l’évaluation d’entreprise, le choix du multiple est décisif. Une entreprise peut ainsi valoir par exemple 10 fois son EBITDA. Ce multiple est en fait choisi en fonction d’éléments de comparaison sur le marché des fusions-acquisitions et de la négociation entre le cédant et l’acquéreur.

 

Pour terminer, il convient une fois de plus de souligner que le mode de calcul de ces indicateurs tout comme le choix des multiples ou des ratios ne font l’objet d’aucune codification. Ils ne sauraient alors jouer un rôle normatif pour évaluer une évaluation d’entreprise sans l’accord de chacune des parties.


Publié le lundi 12 juin 2017 . 4 min. 18

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