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Mieux vivre sur Terre : un objectif pour l'entreprise

Publié le lundi 30 avril 2018 . 4 min. 25

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Les entreprises sont-elles concernées par l'enjeu d'améliorer le mieux être dans nos sociétés ? Les gouvernements les politiques publiques ont pour ambition légitime la qualité de la vie de leurs concitoyens. Mais en quoi l'entreprise peut-elle imaginer inscrire ses activités au service du mieux vivre sur Terre ? Est-ce son rôle ?

Pour aller au-delà du PIB et de la croissance l’OCDE a développé une batterie de 25 indicateurs sur 11 dimensions du bien-être pour aider les politiques publiques à mieux servir les populations. Bien sûr la croissance économique aide, mais les questions d'accès à la santé, à l'éducation, au logement, à la mobilité ou la sécurité ne relève pas que du PIB. Les niveaux de pollution de l'air dans les grandes villes chinoises ou indiennes montrent que le tout économique et la seule logique de la croissance à tout prix, peuvent déboucher sur des catastrophes.

Le dernier rapport How’s Life accessible sur le site de l'OCDE, compare non seulement les moyennes, mais aussi des distributions selon ces 11 dimensions par pays car les inégalités grandissantes sont un sujet majeur. Les Nations Unies ont de leur côté développé les ODD (les objectifs du développement durable), comprenant 17 objectifs, regroupant 169 cibles. En un mot, les choses bougent au-delà du PIB. Dans ce contexte, les dirigeants d'entreprises risquent de passer à côté du sujet, perdant une bonne occasion de réconcilier l'entreprise avec le public.

En première lecture on connaît la position d'économie libérale : l'entreprise est un agent économique qui ne vise pas directement le bien-être des populations et des sociétés, mais qui, en défendant sa rentabilité et sa croissance contribue à créer de l'activité économique et par là, participe indirectement du mieux-être collectif. L'entreprise est vue comme autocentrée sur ses propres objectifs, souvent ramené d'ailleurs au service de ses actionnaires, mais ses activités servent son écosystème à travers des retombées positives, ce que les économistes qualifient d'externalités positives.

En seconde lecture, la plupart des dirigeants expliquent tout ce que leur politique RH apporte à leurs salariés, à leurs familles et à leur communauté. Ils soulignent les efforts déployés pour minimiser les effets collatéraux négatifs de leurs activités sur l'environnement. Ils expliquent les précautions prises pour lutter contre la corruption ou le travail des enfants et pour mieux protéger les salariés prestataires de leurs entreprises sous-traitantes de par le monde. Nous sommes là sur un registre du mieux-être des salariés au sens étendu et du contrôle des externalités négatives. C'est ce que recouvre le concept un peu fourre-tout mais très utile de RSE (la responsabilité sociale de l'entreprise). Mais nous sommes là sur un registre essentiellement défensif.

Il y a une troisième lecture du sujet, trop rarement évoquée, sur un registre plus offensif. L'entreprise contribue à la qualité de la vie sur Terre via les offres qu'elle propose. Tout simplement. Nous accompagnons l'urbanisation du monde, nous aidons à soigner les populations, nous amenons une nourriture équilibrée à la planète. Paradoxalement les dirigeants d'entreprises semblent pudiques sur ce thème, alors que c'est dans l'objet social et l'admission même de leur entreprise qu'ils ont matière à revendiquer leur contribution à l'intérêt général.

Quant à Meknès au Maroc, Suez organise le traitement des déchets. Hélène Valade, Directrice du développement durable du groupe, à raison de revendiquer que sa société contribue au mieux vivre, je cite « l'entreprise existe certes pour créer de la valeur, mais elle rend aussi des services à la société et contribue ainsi à l'intérêt général ». On ne saurait mieux dire.

Que chaque entreprise trouve ainsi parmi les 169 objectif ODD des Nations Unies, ou les 25 indicateurs de How’s Life de l'OCDE, ne serait-ce qu'une dimension sur laquelle ses offres apportent une contribution au mieux vivre sur Terre. Ne doutons pas alors que l'image du monde des affaires et des entreprises s'améliorait dans l'opinion publique.


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