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Baisse du pouvoir d’achat : un mal contre-productif

Publié le jeudi 30 mai 2013 . 4 min. 15

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Le pouvoir d'achat a reculé de 0,9% en 2012 et même de 1,4 % si l'on tient compte de la démographie? L'information a fait choc. Car lorsque la consommation est atteinte, c'est le cour de notre édifice économique qui vacille. Notre croissance et nos dépenses collectives, sont bâties, on le sait, sur le socle de la démographie et du pouvoir d'achat. Emploi stable consommation stable, recettes fiscales pérennes, c'est ce qui fait notre résistance face aux secousses du capitalisme. C'est ce qui fait aussi notre difficulté à relever les défis structurels. Nous savons amortir les chocs. Nous ne savons pas être agiles quand il s'agit de nous repositionner lorsqu'il s'agit de restaurer notre compétitivité. Le pouvoir d'achat s'ajuste, serait-ce alors le début d'un rééquilibrage nécessaire ? Un mal pour un bien donc. La baisse de pouvoir d'achat observée en 2012 est la seconde en ampleur après celle de 1984. C'était alors le tournant de la désindexation des salaires. Celui de la restauration des marges et de la compétitivité des entreprises. Malheureusement ce que l'on observe aujourd'hui n'a pas grand-chose à voir. Le pouvoir d'achat ralentit pour deux raisons : la hausse chômage et surtout celle des prélèvements. La hausse du coût du travail participe toujours à l'érosion des marges. On a donc le mal sans le bien. Ni la consommation, ni les profits d'aujourd'hui, ni les investissements de demain. Cessons de croire d'ailleurs que les salaires pourraient être la solution à la crise. Celle du retour au plein emploi. Cessons autrement dit de reporter sur les salariés et les entreprises le « sale boulot »de l'ajustement. Keynes l'avait compris il y a longtemps. Cette vision-là du marché du travail est une fiction. La modération salariale, lorsqu'elle a réussi historiquement en Allemagne, aux Pays-Bas, ou dans les économies du Nord, a toujours été le fruit du dialogue social. D'une démarche concertée, tripartite, synchronisée. De longue haleine, elle a été menée à froid.
La modération salariale allemande a été obtenue en phase de croissance du reste de l'Europe et d'inflation positive. Elle a été relative, ce qui est plus facile. Elle a été étalée, elle s'est faite dans un contexte de détente des prix immobiliers, principal poste de dépense des ménages.
Rien à voir avec les baisses à chaud, dans un contexte d'inflation et de croissance zéro. Ces baisses désordonnées, brutales sont ultra-déstabilisantes et souvent inefficaces pour rétablir la compétitivité d'un pays. On le voit dans le sud de l'Europe. Les entreprises n'ont d'ailleurs pas cette marge de man?uvre. Elles ont déjà joué sur la composante variable de la rémunération, comme partout en Europe. Les entreprises petites et moyennes sont de plus en concurrence avec les grands groupes pour attirer les compétences. Or ces derniers ne sont pas confrontés aux mêmes problèmes de profitabilité. Ils ne sont donc pas incités à jouer les salaires à la baisse. Enfin, ce type d'ajustement est historiquement ultra-conflictuel et démobilisateur. Les entreprises américaines le savent bien, c'est d'ailleurs dans ce pays que l'on observe la plus forte rigidité salariale. La résistance est d'ailleurs logique en France. Car si les coûts du travail sont élevés, ce n'est pas vrai du pouvoir d'achat du salaire après impôt qui lui est relativement faible au regard de la norme OCDE. L'ajustement ne viendra donc pas des entreprises, mais de l'Etat. Car c'est bien les prélèvements sur le travail qui posent problèmes. Le record hexagonal est là et l'ajustement est là !

Olivier Passet, Baisse du pouvoir d'achat : un mal contre-productif, une vidéo Xerfi Canal


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