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Faut-il augmenter les salaires ?

Publié le jeudi 12 décembre 2013 . 3 min. 43

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Xerfi Canal présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi

Début 2010, l'économiste en chef du FMI avait suggéré de réapprécier nos cibles d'inflation. Pour plusieurs raisons : d'abord pour favoriser l'érosion des dettes privées et publiques,  ensuite pour créer une plus grande marge de variation des salaires réels et des taux d'intérêt. Il est en effet très difficile de faire baisser le pouvoir d'achat dans un contexte d'inflation zéro ou de baisser significativement les taux d'intérêt lorsque l'on part de2% avant un choc. Enfin, pour décourager le repli de l'épargne sur la liquidité.

De son côté, le président de la FED, Ben Bernanke a toujours considéré la lutte contre la déflation comme une priorité. La politique quantitative easing qu'il a inauguré dès le début de la crise à la mi-2008 a conduit a multiplié par 3,7 le bilan de la FED jusqu'à aujourd'hui. Le fait que le monde souffre d'un excès d'épargne global, autrement dit d'une surproduction structurelle soit menacé par une déflation rampante est de longue date au cœur de ses analyses et de son action. Son discours sur le Global Saving Glut de mars 2005 fait référence en la matière. Le vieillissement, les excédents énergétiques, l'amoncèlement de réserves  par les pays émergents, formaient à ses yeux un cocktail à l'origine d'un déficit global de demande et d'une pression à la baisse sur les prix.

Mais force est de constater que 5 ans d'inondation de liquidité n'ont pas fait véritablement éradiquer les tendances déflationnistes des pays avancés. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire débarrassée de ses composantes les plus erratiques (énergie et alimentation), peine à sortir d'une bande comprise entre 0 et 2%. Les causes on les connaît :

Les banques centrales ont considérablement prêté aux banques à travers le rachat de titres ou de produits « titrisés », mais la liquidité bancaire a souvent été mise en réserves et non injectée dans l'économie réelle.

Le contexte de très faible taux d'intérêt entretient paradoxalement les surcapacités et une faible sélectivité du capital. Il prolonge la durée de vie de combinaisons productives associant du travail abondant et bon marché à du capital peu efficace. Or ce sont les surcapacités qui sont à la racine de la déflation rampante que Ben Bernanke décelait il y a bientôt 9 ans.

De surcroît, l'Europe a besoin de cibles d'inflations régionales différenciées si l'on veut progresser en matière de convergence. Or les différentiels demeurent faibles en Europe et les écarts ne sont pas toujours en cohérence avec les déficits de compétitivité.

Face à cette difficulté à gérer l'hétérogénéité des situations. Face également à l'impuissance des politiques monétaires non conventionnelles à instiller de l'inflation dans nos économies, on se dit que l'arme de la politique salariale devrait être réhabilitée. Elle seule permettrait de casser le cercle vicieux de la déflation en Europe comme aux Etats-Unis. Elle seule permettrait de doser et de différencier régionalement la dynamique des prix. Elle se traduirait par de la modération ordonnée dans le Sud ou la France et une relance dans les pays plus proches du plein emploi, comme les États-Unis ou l'Allemagne. L'outil peut sembler archaïque. Mais il a déjà fait ses preuves par le passé quand il s'est agi a contrario de casser l'inflation.

Olivier Passet, Faut-il augmenter les salaires ?, une vidéo Xerfi Canal


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