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Intelligence artificielle générative : l'Europe déjà marginalisée ?

Publié le mercredi 24 janvier 2024 . 4 min. 24

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L'Europe est-elle condamnée à jouer une fois de plus les seconds rôles dans la nouvelle vague porteuse du numérique que constitue l'IA générative ? Malheureusement oui. Bien qu'elle dispose d'un vivier de start-up prometteuses et de compétences reconnues dans ce domaine, le jeu est pipé et les écarts ne feront que s'accroître.


Avantage pour les géants du numérique US


Pour une première raison évidente d'abord : pour développer et entraîner des modèles de type LLMs (large language models), le plus important est le volume et la qualité des données que l'on a à disposition. Les géants du numérique qui pilotent directement un écosystème d'information ouvert en ligne d'envergure mondiale, à l'instar de Microsoft, Meta ou Google partent donc avec un net avantage. Et les start-up de l'IA générative doivent s'associer à eux s'ils veulent faire un saut en termes d'apprentissage.


Pour une deuxième raison simple aussi, qui tient à l'état de concentration déjà existant des infrastructures et des outils numériques. Il y a une phrase qui est souvent citée dans le domaine numérique faisant analogie avec la conquête de l'Ouest : « Pendant la ruée vers l'or, ce ne sont pas les chercheurs d'or qui se sont le plus enrichis, mais les vendeurs de pelles et de pioches. ». Or c'est un fait. L'IA générative est très coûteuse en moyens. Et c'est tout l'écosystème numérique qui a été boosté par la percée de l'IA générative cette année, portant les cours à leur zénith. Mais c'est aussi la grande préoccupation du duo Microsoft / Open AI comme d'Alphabet, en pointe des IA conversationnelles. L'utilisation d'une IA pour une recherche coûterait 10 fois plus cher qu'une même activité utilisant des mots clés sur un moteur de recherche. L'IA sur-mobilise l'écosystème numérique dans toutes ses dimensions. Résultat, ce sont d'abord les fournisseurs d'électricité, les fournisseurs de Cloud et les producteurs de processeur graphique qui s'enrichissent à ce stade de la ruée vers l'IA.


Or, les États-Unis et dans une moindre mesure la Chine ont déjà largement pris l'ascendant sur l'Europe, à tous les stades de cet écosystème, qui se développe sur le mode de la complémentarité… d'abord sur l'énergie bon marché. Mais aussi sur le Cloud Computing où Amazon, Google, Microsoft ou IBM se taillent la part du lion mondiale du Cloud dit d'infrastructure. Les avantages comparatifs, les effets de réseau sont déjà concentrés et s'auto-renforcent.


Pour une troisième raison évidente enfin : la concentration des moyens financiers. Côté américain il y a les superprofits des GAFAM, qui se transforment en super-réserves de cash et qui offrent une puissance de feu incomparable en matière d'investissement et de capacité de rachat des start-ups les plus prometteuses. Une asymétrie qui se prolonge dans l'industrie du capital risque. Où une fois de plus ce sont les États-Unis, bien devant la Chine, qui concentrent les investissements en matière de développement de l'IA. Des écarts encore plus saisissants lorsque l'on se focalise sur l'IA générative.


Le créneau de l’IA « sur mesure » pour l’Europe


Cela étant dit, il existe un champ sur lequel l'Europe peut se préserver un espace de développement propre : ce que l'on pourrait dénommer l'IA sur mesure. Car si l'IA est principalement guidée aujourd'hui par les leaders du Web, le principal défi pour les entreprises utilisatrices est de travailler avec des solutions garantissant la confidentialité de leurs données. Deuxièmement, dans chaque domaine particulier, pour améliorer la performance de l'IA, il faut penser complétude et qualité des données. Le corpus d'entraînement doit être supervisé et s'enrichir de nouveautés.


Il y a donc place après l'explosion des produits génériques à des applications affinées, par des start-up locales, personnalisant leur offre, là où les entreprises disposent de masse de données propriétaires qu'elles ne souhaitent pas livrer en pâture à la boîte noire de l'IA. Bref, l'Europe est condamnée aux seconds rôles. Mais il existe bel et bien un espace de développement dans le B-to-B pour des acteurs européens.


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