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L'Europe, des divergences à la désintégration ?

Publié le mardi 10 juillet 2018 . 3 min. 56

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Sur le plan européen, le mandat d’Emmanuel Macron ressemble à celui de son prédécesseur. Le discours est ambitieux, et souvent brillant, à l’instar de celui prononcé à la Sorbonne en septembre 2017. Emmanuel Macron appelait alors de ses vœux, un budget zone euro renforcé, contrôlé par le parlement, Une taxation européenne sur le carbone, les GAFA et les flux financiers, une convergence fiscale et sociale, l’édification à petit pas d’une Europe de la défense… Plus divers autres projets concernant la gouvernance ou l’extension d’Erasmus. Mais au-delà des grandes déclarations, on ne voit presque rien en matière de réalisation. Sur le plan politique, l’heure reste à l’enlisement.


Plutôt que de parler avec ambition de défense commune, l’Europe est sur la défensive. Elle se divise sur la question migratoire. Comme au plan national, le sécuritaire prend le pas sur la question autrement porteuse, du point de vue de la souveraineté, de la production et de l’innovation, d’une mutualisation des moyens militaires et des projets industriels attenants. 

 

Sur la défensive au plan commercial 

 

Elle joue encore sur la défensive au plan commercial, face à l’offensive de l’Amérique de Trump. Là encore, plutôt que de se refonder, la zone euro gère dans la dysharmonie et subit sans capacité de réplique un conflit commercial dont elle porte largement la responsabilité. Sa quête sans fin et non coordonnée de compétitivité produit des excédents dont l’ampleur devient un problème pour les autres. La concurrence sociale et fiscale en interne, s’est convertie en concurrence planétaire.


Et elle ne s’est pas encore dotée des instruments qui lui permettraient de circonscrire les efforts sur les régions qui en ont réellement besoin. Cet excédent d’épargne, est mal recyclé. C’est d’abord un excédent allemand, on le sait tous, que vient renforcer maintenant le rééquilibrage du Sud. Avec sa demande intérieure corsetée, l’Europe est structurellement en excès de production. Plus personne, ne joue le rôle de consommateur en dernier ressort au sein de la zone. Pas même la France.


L’Europe, ne s’est toujours pas dotée des outils qui permettraient à cette épargne d’être recyclée en interne. Ni budget, ni instruments de transferts, ni produits financiers unifiés. En dépit des quelques effets d’annonce, les montants évoqués pour initier des programmes d’investissement dans les régions qui en auraient le plus besoin en Europe, demeurent dérisoires. Avec pour dernier Avatar, le sommet de Meseberg entre Macron et Merkel.

 

L’Europe du sud décroche


Le résultat le plus tangible de cette inertie, c’est la divergence de productivité persistance entre le Nord et le Sud. Comment pourrait-il en être autrement ? L’investissement humain et productif est sacrifié depuis de nombreuses années dans le sud. Les cerveaux s’expatrient. Ces pays en dépit du mieux conjoncturel n’ont pas de vrais moteurs endogènes de croissance. Et, in fine, si l’on en juge au PIB par habitant, le sud, loin de converger, décroche. Et en dépit d’une purge que certains considèrent comme salvatrice, on ne voit rien qui laisse augurer un rattrapage à venir.


Et dans ce contexte, les inégalités de revenu, intra-zone euro, ne cessent de se creuser. Cela est manifeste lorsque l’on rapporte le revenu des 20% les plus riches à celui des 20% les plus pauvres.


Tout cela crée un cocktail d’impuissance politique et de fragilisation démocratique, dont l’Europe commence tout juste à payer la note.


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